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Liberté religieuse : “Merci, Asia Bibi, de nous en rappeler le prix”

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Depuis sa condamnation à mort en 2010, Asia Bibi a été pour moi une compagne omniprésente. Si souvent, j’ai cité son nom. Rares sont les congrès et les grands rassemblements où je n’ai pas raconté son histoire. Que ce soit dans des salons, des salles immenses, des stades et cela sur les cinq continents, Asia Bibi ne me quittait pas. Alors bien sûr, son acquittement par la Cour suprême le 31 octobre 2018, puis sa libération le 29 janvier de cette année m’ont réjoui. Ce fut une victoire du droit sur le fanatisme. La victoire de ceux qui croient encore à la justice contre les tenants de l’obscurantisme. Une victoire, oui mais à quel prix ?

À l’origine il y a la loi sur le blasphème. Elle fait partie du code pénal du Pakistan, section 295c : « Toute remarque dérogatoire, etc., vis-à-vis du Prophète sacré… […] à l’écrit ou à l’oral, ou par représentation visible, ou toute imputation ou insinuation, directe ou indirecte […], sera punie de la mort, ou de l’emprisonnement à vie, et aussi passible d’une amende. »

Cette loi terrorise les minorités religieuses dont les chrétiens soit environ 3 500 000 personnes (1,59 % de la population). Ils sont pour la plupart marginalisés. Si la rumeur accuse l’un d’eux de blasphème, avant que les autorités aient le temps de faire une enquête, les extrémistes réclament sa mort.

John Graz, Directeur du Cilrap
Photo : Flickr – HazteOir

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