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Les végétaliens sont les champions en biomarqueurs contre les maladies

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Lors d’une étude de l’Université de Loma Linda présentée dans le numéro du 19 février dernier du Journal of Nutrition, on a découvert que c’est l’alimentation végétalienne, comparée à d’autres régimes alimentaires, qui produit les taux les plus sains de biomarqueurs liés à l’alimentation.

Comme les indices sur une scène de crime, les biomarqueurs dans le sang, l’urine, les tissus adipeux et d’autres échantillons biologiques peuvent servir d’indicateurs de santé ou de maladie. Ils peuvent avoir des effets positifs ou négatifs sur la santé, promouvoir ou prévenir le cancer, les maladies cardiovasculaires, les maladies liées à l’âge ainsi que d’autres maladies chroniques.

Des chercheurs de la faculté de santé publique de l’Université de Loma Linda (LLUSPH) ont découvert que l’alimentation végétalienne surpassait légèrement les autres alimentations végétariennes, qui ont toutefois obtenu de meilleurs résultats que les alimentations semi-végétarienne et non végétarienne.

L’étude, intitulée Plasma, Urine, and Adipose Tissue Biomarkers of Dietary Intake Differ Between Vegetarian and Non-vegetarian Diet Groups in the Adventist Health Study-2, a pris ses données de l’étude médicale à long terme menée à la même faculté.

Fayth Miles, Ph. D., professeure adjointe à la LLUSPH et auteure principale de l’étude, a dit que les biomarqueurs examinés pourraient bien contribuer à l’explication d’autres résultats positifs sur la santé qui ont été observés chez les végétariens par rapport aux non-végétariens. Elle est optimiste quant à la signification de cette étude.

« La conscience qu’une alimentation basée sur les végétaux procure un profil de biomarqueurs plus sain devrait motiver les gens à être proactifs quant aux habitudes alimentaires qui favorisent la santé et préviennent la maladie », a-t-elle dit.

Des études précédentes menées à l’Université de Loma Linda ont démontré que les végétariens vivent plus longtemps que les gens qui consomment de la viande et que leurs risques de cancer, de diabète et de troubles cardiométaboliques sont plus faibles. Mme Miles et ses collègues se sont demandé si cinq régimes alimentaires spécifiques, caractérisés par différents niveaux de consommation de produits animaux, produiraient des biomarqueurs qui pourraient être en corrélation avec ces différents résultats médicaux.

Pour le découvrir, ils ont examiné les données de 840 participants correspondant chacun à l’une des cinq catégories suivantes : les végétaliens, qui adhère à une alimentation purement végétarienne et qui ne consomment jamais ou que rarement des œufs, des produits laitiers, du poisson ou de la viande; les lacto-ovo-végétariens, qui consomment des œufs et des produits laitiers plus d’une fois par mois, mais qui ne mangent jamais ou que rarement du poisson ou de la viande; les pesco-végétariens, qui mangent du poisson au moins une fois par mois, mais qui ne mangent jamais ou que rarement de la viande; les semi-végétariens, qui mangent de la viande, et peut-être du poisson, au moins une fois par mois, mais moins d’une fois par semaine; et les non-végétariens, qui mangent de la viande au moins une fois par semaine.

Comme ils s’y attendaient, ce sont les végétaliens qui ont obtenu les meilleurs résultats en matière de marqueurs bioactifs qui préviennent la maladie. Les taux de composés phytochimiques (présents dans les végétaux), y compris les caroténoïdes, les isoflavones et l’entérolactone, étaient tous plus élevés chez les végétariens et les plus élevés chez les végétaliens. Chez ces derniers, on a également trouvé les taux d’acide alpha-linolénique les plus élevés et les taux d’acides gras saturés les plus faibles.

Mme Miles croyait que les lacto-ovo-végétariens arriveraient au deuxième rang, mais en fait, ils étaient presqu’à égalité avec les pesco-végétariens. Elle a également exprimé son étonnement par rapport au fait que les semi-végétariens n’aient obtenu des résultats que légèrement supérieurs aux non-végétariens, qui sont arrivés au dernier rang.

« Dans l’ensemble, les résultats des semi-végétariens étaient très semblables à ceux des non-végétariens, a-t-elle commenté. Cette étude contribue à la validation de notre classification des participants de l’Adventist Health Study-2en divers groupes selon leur alimentation et ouvre la voie à des études futures pour élucider les mécanismes liant les habitudes alimentaires à la maladie. »

La version originale de cette histoire a été affichée sur le site de Nouvelles sur la santé de l’Université de Loma Linda.

Le 4 avril 2019 | Loma Linda, Californie, États-Unis | James Ponder, Nouvelles sur la santé de l’Université de Loma Linda
Source : www.interamerica.org
Traduction : Marie-Michèle Robitaille

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