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« SEIGNEUR, JE REVIENS… POUR NE PLUS JAMAIS ERRER » – BAPTÊME ANGLOPHONE À GLAND

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Georgina a reçu le baptême le samedi 26 août 2017 à Gland. Elle a ainsi intégré l’église Adventiste du Septième Jour anglophone de Genève. Voici son témoignage.

J’ai grandi en Hongrie, dans une ville charmante, fleurie, en bord de rivière, où vivait une famille spéciale. Tandis que la ville était majoritairement catholique, cette famille allait à l’église le samedi. Chaque sabbat après le culte, leur maison était pleine d’invités. Souvent, les voisins et certains passants s’arrêtaient pour écouter la belle musique qui s’échappait par les fenêtres ouvertes. Leur fille, adolescente, jouait du piano et leur fils, du violoncelle. Il y avait aussi un petit frère qui a grandi dans un environnement stimulant et vibrant. Les parents travaillaient dur, leur vie était simple et pure. Ils n’avaient pas de télévision, à la place une grande bibliothèque de plus de 800 livres. Les enfants ont grandi en écoutant leur maman leur raconter des histoires de la Bible. La plus jeune fille avait soif de connaissances. Très jeune, elle avait été souvent malade, et elle répétait obstinément qu’elle n’autorisait que Jésus à la guérir. Elle était active à l’église, habituée à s’assoir au premier rang, et posait constamment des questions ardues auxquelles, pour sa plus grande frustration, elle n’obtenait pas toujours de réponse. Cette fillette, c’est moi.

Adolescente, j’ai eu l’opportunité d’étudier en Californie où j’ai déménagé loin de ma famille, de mon pays… et de Dieu. En rentrant en Hongrie, je suis entrée à l’université et me suis immergée dans des études de psychologie, pédagogie, littérature, linguistique et philosophie. J’ai continué en Grande-Bretagne, et alors que mes études occupaient toute mon attention, je n’ai jamais cessé ma quête de vérité, sans jamais avoir le sentiment d’obtenir des réponses satisfaisantes. Après un déménagement en Suisse, j’ai continué à allier études et travail. En plus des éternelles questions qui me taraudaient, j’avais maintenant l’impression d’être perdue. Je voulais me sentir chez moi, mais il était difficile de définir où était ma maison. En regardant en arrière, je peux maintenant l’identifier grâce à Luc 15.1-7. Je me suis éloignée de Dieu, mais tout au long de ces années, il est resté près de moi (Lamentations 3.22-23, Romains 3.3, Psaumes 119.90) et, selon ma mère qui n’a jamais cessé de prier pour moi, Son action était clairement visible dans ma vie.

Quand j’ai atteint le moment le plus bas de ma vie, “Dieu qui est riche en grâce…” (Ephésiens 2.4), a encore une fois pris mes mains pour m’indiquer la bonne direction. Un livre, La Grande Controverse, que ma sœur m’avait offert des années auparavant, est tombé entre mes mains. Pour la première fois dans mon existence, j’ai lu et ai obtenu des réponses. Soudain, j’ai su que les enseignements basés sur la Bible, reçus dans mon enfance, étaient la vérité que j’avais cherché tout au long de mon cheminement. Epuisée, mes premières pensées ont été “Pourquoi ma famille ne m’a pas parlé de toutes ces choses ? Ils savent tout cela par cœur ! Pourquoi ne m’ont-ils rien dit ?” (Durant les années où j’ai cherché des réponses ailleurs, j’aurais probablement repoussé leur aide, mais… j’aurais écouté.) Contrairement à ce que racontent de nombreuses sources d’informations contemporaines qui veulent nous faire croire que nous pouvons surmonter les plus grands défis en puisant dans nos propres ressources, je suis finalement arrivée à la conclusion que c’est tout simplement impossible. Maintenant je comprends que nous ne pouvons pas surmonter le péché sans l’intervention divine, comme il est écrit dans Ephésiens 2.8-9.

En novembre 2016, j’ai été ravie de trouver une église adventiste anglophone à Genève, et je suis retournée à l’église. En pleurs. Jamais je n’aurais imaginé recevoir un accueil si chaleureux. J’ai su que j’avais trouvé le chemin du retour vers la maison familiale.

En retournant à l’église, ma vie n’est pas devenue plus légère ni facile. J’ai affronté défis sur défis, mais avec une grande différence. Alors qu’avant je vivais une accumulation de stress, désormais quoi qu’il arrive, j’étais en paix. Désormais c’était la paix au milieu de la tempête. J’ai aussi expérimenté la puissance de la prière. J’aimerais illustrer cette affirmation avec un exemple concret. A l’époque où je suis retournée à l’église, j’étais en fin d’études à l’université de Genève. Epoque de véritable crise car j’avais besoin d’un nouveau professeur, ce qui semblait être un obstacle insurmontable. L’horloge tournait, ma thèse n’était pas finie, et je savais que je ne pouvais rien y faire, mais je ne voulais pas abandonner. J’ai pris la décision d’ajouter ce problème à ma liste de prière personnelle lors des 10 jours de prière de janvier. Dieu répond à nos prières. Pour ma plus grande surprise, peu de temps après que les 10 jours de prières soient terminés, un nouveau professeur m’a contacté, et suite à cela tout s’est accéléré. J’ai reçu toute l’aide dont j’avais besoin, j’ai fini ma thèse en un temps record, que j’ai défendu avec succès en juin.

Lorsque les gens me demandent “Que fais-tu maintenant ?”, ma réponse est : “Je m’engage dans les plus grandes études possibles, l’étude de la Bible !” en attendant que Dieu décide comment il veut que j’utilise les dons et les talents qu’Il m’a donnés. En conclusion, je termine mon témoignage avec Esaïe 6.8 qui dit “Me voici, envoie-moi”.

Georgina Gabor

500 ANS APRÈS, RÉFORMER ENCORE…
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La revue officielle de la Fédération des Églises Adventistes du Septième jour de la Suisse romande et du Tessin.

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