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Trouver notre centre de gravité

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Étendant la main, elle touche M. Balance et éclate de rire. M. Balance porte bien son nom ! C’est un jouet bombé qui, grâce à un poids le maintenant au sol, se balance en avant et en arrière dès qu’on le touche, peu importe la force, puis retrouve sa position initiale.

Parfois, la vie semble être comme M. Balance. Nous sommes déséquilibrés, tirés dans différentes directions. Lorsque c’est le cas, il est important de savoir quel est notre centre de gravité − ce point fixe où toute chose est en équilibre parfait. Pour les chrétiens, leur centre de gravité, c’est Christ. Avec Christ pour centre, notre vie est en équilibre. Si la théorie est simple, en revanche, sa mise en pratique est plus problématique.


UNE COMMUNION FRATERNELLE, PAS DES RÈGLES

Parfois, nous réduisons notre expérience chrétienne à une liste de règles et de règlements auxquels nous devons obéir. L’obéissance, certes, est importante. Adam a découvert avec douleur cette vérité. Cependant, nous ne sommes pas sauvés par l’obéissance, mais par la mort de Jésus sur la croix. Notre sauveur n’est pas mort pour lui-même, mais pour nous. C’est pourquoi nous lui obéissons avec amour. Il est essentiel d’en connaître la différence.

Vivre la vie christocentrique a fondamentalement trait à notre communion avec notre créateur et sauveur – à cette communion ayant l’amour pour centre de gravité. Cet amour est si étonnant, si enveloppant qu’il transforme le fondement même de notre être. Le moi n’est désormais plus notre force motrice ; l’amour de Dieu et notre communion avec lui deviennent notre centre de gravité. Oui, il y a des règles, mais elles existent pour nous montrer comment vivre notre communion avec Dieu et avec nos semblables.


MENER UNE VIE JUSTE

À un niveau personnel, l’amour du Christ doit imprégner chaque aspect de notre être : nos pensées les plus intimes, nos attitudes, nos croyances, et l’impact de leur expression extérieure sur notre relation avec les autres. En bref, nous devons mener une vie juste. Le Christ devient le modèle et la norme de tout ce que nous faisons. Mais cette option n’est pas facile ! Elle exige l’application de vertus démodées* : humilité, pureté, honnêteté, objectivité, courage, pardon, et ténacité. L’amour de Christ agit en nous et fait de nous les meilleures personnes possible. Cette transformation, loin d’être instantanée, est l’oeuvre de toute une vie.

Chaque jour, toutes sortes de choses nous tiraillent et tentent de nous éloigner de Christ, notre centre de gravité. Une myriade d’irritations mineures – par exemple, être coincé dans un embouteillage, ou des événements qui chambardent la vie tels que la perte d’un être cher ou une maladie grave − ont le potentiel de nous faire oublier que l’amour et la bonté de Dieu sont le centre immuable et inébranlable de l’univers. L’expérience nous enseigne que tant que nous regardons à Christ, nos chutes, nos échecs lamentables, quel qu’en soit le nombre, ne comptent pas. Son amour continuera de nous attirer dans une relation restauratrice avec lui − à condition que nous priions et étudiions la Bible pour mieux comprendre ce à quoi ressemble une vie juste quand elle est revêtue d’humanité.


DES COMMUNAUTÉS QUI RESSEMBLENT À CHRIST

Mahatma Gandhi a dit un jour : « J’aime votre Christ. Mais je n’aime pas vos chrétiens. Ils sont si différents de votre Christ. » Pour tester la vérité de cette déclaration, rien ne bat nos églises locales. Bien que nous professions notre amour pour Christ, notre comportement est souvent moins qu’aimant envers ceux qui sont assis à côté de nous sur le banc de l’église. 

Nous avons tous, un jour ou l’autre, déployé notre humanité dans toute sa laideur. Pourtant, les qualités ou vertus nécessaires dans notre vie personnelle sont également nécessaires dans nos églises ! Que se passerait-il si nous écoutions attentivement ce que les autres disent ? Si nous leur accordions notre attention indivisée et réfléchissions avant d’agir ? Que se passerait-il si nous manifestions une humilité authentique et faisions passer les autres en premier ? Si nous avions le courage de confronter nos défauts et ceux des autres à la manière du Christ ?

Il y a environ 25 ans, j’ai été impliquée dans un projet de rédaction. Dans les étapes initiales, plus de 80 écrivains se sont réunis pendant trois semaines. Ils venaient de tous les coins du globe avec leurs différents contextes, attentes, et capacités. La tâche peu enviable et herculéenne consistant à organiser le projet a été confiée à feu Patricia Habada. Évidemment, le potentiel d’échec était énorme.

Pat ne semblait jamais frustrée ou dérangée. Ça a été presque un soulagement quand à environ mi-chemin du projet, elle s’est arrêtée au groupe avec lequel je travaillais, et a exprimé sa frustration à l’un des autres dirigeants. Le lendemain, à notre grande surprise, elle a réuni le groupe et le dirigeant qu’elle avait critiqué. Elle a expliqué comment et pourquoi elle avait éprouvé du ressentiment. Confessant sa conduite moins que chrétienne envers l’autre dirigeant, Pat s’est excusée. Ce faisant, elle a illustré ce que c’est de vivre de manière christocentrique dans la communauté locale, et nous a enseigné une leçon qu’aucun de nous n’a oubliée. Elle a montré et démontré le respect chrétien pour tous.


UNE PERSPECTIVE MONDIALE

La façon dont nous entretenons des relations avec les gens tous les jours et dans nos églises locales est très éloignée de l’Église mondiale… ou l’est-elle ? Au cours des neuf dernières années, j’ai eu le privilège de servir l’Église adventiste à la Division transeuropéenne. J’ai eu l’instruction nécessaire et l’occasion de participer à des processus de prise de décision mondiale. Il est facile de rater la réalité étonnante que l’Église adventiste est une Église mondiale et un mouvement à l’échelle mondiale. Chaque langue, culture, système politique, avec des systèmes économiques largement différents, relève de la responsabilité des dirigeants de l’Église. Des différences peuvent se développer, des sentiments peuvent être blessés, un manque de respect peut se manifester. C’est inévitable ; même Pierre et Paul ont eu, à un moment donné, maille à partir en matière de comportement.

Les dirigeants de notre Église sont humains. Mais selon mon expérience, ce sont des hommes et des femmes intègres. Dans l’ensemble, ils placent la volonté et le dessein de Dieu au-dessus de leurs sentiments personnels. Ils travaillent et prient pour l’unité. Ils se respectent mutuellement et donnent la priorité à la volonté de Dieu. Dans un monde confus et mauvais, l’énormité des défis mondiaux pour l’avancement de l’Évangile ne peut être surmontée que par les prières quotidiennes soutenues des membres pour les dirigeants de leur Église.

Pour quiconque veut mener une vie semblable à celle du Christ, Jésus nous a donné un ordre de marche clair : « Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13.34,35) 

 

* Pour une lecture stimulante et utile sur les vertus, voir Virtuous Minds: Intellectual Character Development, de Philip E. Dow (Downers Grove, Ill., InterVarsity, 2013). L’article pertinent intitulé « Virtuous Thinking », de Frank M Hasel (Adventist Review, 5 janvier 2018), traite de l’importance des vertus. 


De Audrey Andersson
, originaire d’Irlande, secrétaire exécutive de la Division transeuropéenne. Elle habite à St. Albans, au Royaume-Uni.
Source : Adventist World, Décembre 2019 

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