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Quand je ne me sens pas aimé par l’Église !

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Photo by Eric Ward on Unsplash

Aussi désordonné et souffrant que puisse être le peuple de Dieu, Jésus et son peuple forment ensemble un seul bloc. J’étais trop épuisé pour sortir de mon lit et pour recouvrir mes yeux gonflés avec un produit apaisant. À cause des douleurs lancinantes dans mes talons, c’était trop dur de revêtir mes meilleurs habits pour le sabbat. Le dernier lieu où je voulais être était celui où mon actuelle réalité spirituelle serait mal accueillie ou mal comprise. Je ne me sentais tout simplement pas prêt pour l’atmosphère d’adoration de groupe. Ce sentiment de vide s’est prolongé sur une ou deux semaines, pendant quelques mois. C’est ainsi que je me suis rarement retrouvé à assister au culte. Je ne peux pas nier que même aujourd’hui, en tant que “Pasteur de louange”, le désir de communier avec d’autres chrétiens s’alanguit parfois. Ne vous méprenez pas. J’aime Dieu, et j’aime l’adorer, mais parfois j’ai du mal à aimer passer du temps avec son peuple.

À la recherche de l’amour parmi 4 000 amis imaginaires

Je soupçonne que je ne suis pas seul à éprouver cela. Les églises de toutes tailles se vident. Un rapport du Pew Forum de 2016 sur la fréquentation de l’église rapporte que seulement 32 % des Américains s’y rendent chaque semaine. Un sondage Gallup a ensuite demandé à ces personnes, qui assistent rarement à la célébration, la raison de leur faible participation. 44 % des Américains ont répondu qu’ils préféraient pratiquer leur religion par eux-mêmes. Pourtant, nous savons que tout le monde veut appartenir à un groupe, se sentir en relation. Il suffit de regarder le monde en plein essor des médias sociaux pour s’en rendre compte. En juin 2017, selon le Pew Research Center, 2,01 milliards de personnes ont une page Facebook, et 79% des Américains utilisent quotidiennement cette plate-forme de réseaux sociaux.

J’ai 4 665 amis sur Facebook, dont la plupart pourraient être imaginaires, puisque je n’ai jamais rencontré la majorité d’entre eux. Avoir des milliers d’adeptes sur Facebook est considéré comme étant bien connecté et amical. Mais, contrairement aux relations réelles, lorsque les gens se comportent d’une manière que nous désapprouvons ou que nous trouvons inconfortable, nous les “désaimions” sans effort.

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Il est facile de se retirer des amitiés en ligne en raison du détachement émotionnel dans les relations accessibles uniquement par WiFi. Le détachement auprès de notre communauté religieuse par contre est sérieux. Lorsque nous nous sentons déconnectés des membres de l’église, nous devrions courageusement nous opposer au désir de rester dans cet espace détaché. Il faut se battre pour la vraie communauté ! C’est Jésus qui a prié, « …je prie aussi pour ceux qui croiront en moi par la foi en leur message, afin que tous soient un » (Jean 17.20). Voici trois actions que j’entreprends intentionnellement lorsque je sens ce pincement de désengagement qui menace ma connexion avec le corps du Christ.

Tombez amoureux de Jésus pour tomber amoureux de son peuple

« Car dans un seul Esprit, nous avons tous été baptisés en un seul corps – Juifs ou Grecs, esclaves ou libres – et tous ont été abreuvés d’un seul Esprit » (1 Corinthiens 12.13). Souvent, mon manque de désir pour être avec la communauté est un sous-produit de ma faible passion pour le Seigneur. Et quand mon amour pour Dieu est défectueux, mon manque d’amour pour son peuple suit. Mais aussi désordonné et souffrant que puisse être le peuple de Dieu, Jésus et son peuple sont indissociables. Ils ne peuvent pas être séparés. Ainsi, quand j’ai du mal à trouver une vraie relation, je passe plus de temps avec Dieu pour m’inspirer à passer plus de temps avec son peuple. Quand je vis des moments significatifs avec Dieu, je vois combien Il est miséricordieux, patient et plein de grâce pour moi et pour les gens dont je me sens coupé. Je dépoussière les anciens journaux de prière pour me rafraîchir la mémoire des choses spécifiques que Dieu a faites pour moi, et ceux pour qui j’ai prié. Le souvenir de ma relation amoureuse initiale avec le Seigneur ranime la flamme. J’ai alors l’intention de faire revivre les habitudes qui ont permis à la passion de perdurer. Cela ne se fera peut-être pas du jour au lendemain. Par la grâce de Dieu, comme mon amour pour Dieu grandit, mon amour pour son peuple grandit exponentiellement.

Passer de l’anonymat à l’accessibilité

« Ne négligeant pas de se rencontrer, comme c’est l’habitude de certains, mais en s’encourageant les uns les autres, et d’autant plus que vous voyez le jour approcher » (Hébreux 10.25). Les médias sociaux nous offrent le luxe de nous cacher derrière nos profils. Nous pouvons
limiter nos interactions et la quantité d’informations que nous partageons. Mais, lorsque nous désirons un espace authentique de connexion, nous devons intentionnellement éclater nos bulles anonymes. Lorsque nous rendons notre vie accessible afin d’en être reconnus
responsables, nous pouvons être encouragés et vraiment aimés. Comme nous le faisons en tant qu’habitués du numérique, nous ne pouvons, de la même manière, compartimenter notre identité et nous attendre à être pleinement connus de ceux avec qui nous adorons chaque semaine. Pour lutter contre cela, je fais l’une des deux choses suivantes. J’assiste à un événement de l’église, et avec les encouragements de l’Esprit saint, je partage. Au lieu de rester replié sur moi-même, je découvre intentionnellement des parties de mon vrai moi à un minimum de trois personnes par semaine. Je révèle que j’ai raté ma première tentative de macaronis au fromage végétalien. Ou, je mentionne comment YouTube University a sauvé de l’échec mon expérience de coiffure naturelle pour protéger mes cheveux. Je peux même devenir plus sérieux et avouer à quel point cette semaine m’a été difficile à vivre. J’ai aussi ouvert ma maison pour accueillir quelqu’un pour partager un repas. Quand je m’engage dans cette voie, je constate qu’il est difficile de se couper des gens qui connaissent la vraie personne que vous êtes.

N’oubliez jamais que l’église vous accompagne partout où vous allez

« Car même le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour beaucoup » Marc 10.45. Grâce à l’exemple de Jésus, nous savons que le sommet de l’évangile est atteint en se reniant soi-même. Mon rôle, en tant que membre d’église, est étroitement lié à ma volonté de servir les autres de tout cœur. Je ne peux pas m’attendre à faire l’expérience de l’amour de Jésus dans une communauté de foi si je n’ai pas fait tout ce que je pouvais pour aider les autres à faire l’expérience de Jésus. Par conséquent, quand je me sens loin de la famille de Dieu, il est impératif pour moi de trouver des occasions de servir. J’ai besoin d’être partie prenante de la communauté dont quelqu’un a désespérément besoin. Vous serez surpris de constater à quel point votre perspective change rapidement, lorsque vous servez les autres. Le concept de communauté est né dans l’éternité entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous avons été créés pour reproduire cette belle image sur terre. Ainsi, avec l’aide du Saint-Esprit, lorsque nous nous sentons non reliés par l’amour dans nos propres églises, que notre prière soit : « Seigneur, que ces sentiments de déconnexion me conduisent à renforcer mon désir de communauté, simplement parce que c’est la volonté de Dieu pour nous ! »

Kimberly Bulgin, Message Magazine. Reproduit avec autorisation.

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