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Le petit bois du réveil

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Je regardais avec amusement Maria, mon élève, qui essayait d’allumer un feu pour préparer à manger. Elle a vite froissé une bonne quantité de papier, a placé une grosse bûche au sommet de la pile de papier et a tenté d’allumer son feu. Maria est une cuisinière très expérimentée, mais son enfance en milieu urbain ne lui a pas donné l’occasion d’acquérir les compétences pour allumer un feu de bois par ses propres moyens.

Mes suggestions bredouillées, si elles ont été reçues, ont été ignorées. Comme on pouvait s’y attendre, le feu s’est mis à flamber avec ardeur, et Maria contemplait les flammes lumineuses qui entouraient la bûche avec une certaine satisfaction. Cependant, les flammes ont disparu aussi rapidement qu’elles étaient venues ; elles ont révélé une bûche qui semblait n’avoir jamais touché le feu. Le feu, les papiers froissés et le combustible étaient tous bons, mais sans aucun petit bois, le feu, bien évidemment, s’en est allé. De même, nous ne devons pas négliger le petit bois en ce qui concerne le réveil spirituel.

Les branches et les bouts de bois sont de modestes matériaux, difficiles à rassembler et à arranger, mais Jésus enseigne que « Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est aussi digne de confiance dans une grande » (Lc 16.10). L’incroyable promesse de la puissance des petits commencements est faite par le Maître :

« Amen, je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux (Mt 18.19, 20). Le réveil qui enflamme un petit nombre est aussi capable d’enflammer beaucoup d’autres personnes et de s’étendre à travers le monde ».

Jésus veut nous baptiser : « Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Lc 3.16). Comme le feu, le réveil doit commencer tout doucement et être alimenté par l’ajout de combustible afin qu’il grossisse de plus en plus. Les composants nécessaires pour entretenir le feu sont ceux qui, selon la Parole de Dieu, (1) prient avec humilité, (2) recherchent la face de Dieu, et (3) se repentent de leur péché (2 Chroniques 7.14). Lorsque ces facteurs essentiels de réussite sont mis en commun fidèlement et de manière constante par ne serait-ce qu’un petit groupe de deux ou trois personnes, la bénédiction de l’Esprit de Dieu est prometteuse ! Le croyez-vous, et le mettez-vous en pratique ?

Nous devrons certainement résister aux tendances qui nous poussent à vouloir un réveil rapide et éclatant de lumière, pour attirer une foule, espérer faire une grande oeuvre et hâter la venue du Christ. C’est une noble aspiration.

Mais sans les prérequis qui consistent à rassembler le petit bois nécessaire, nous aurons beau être deux ou trois, nous ne parviendrons pas à transmettre le flambeau de l’Esprit Dieu à l’Église, à la ville ou à une nation et nous nous serons déçus. Lorsque nous respectons les conditions raisonnables du réveil, peu importe le nombre et la taille des petits groupes qui réclament la promesse extravagante du Christ en réponse aux requêtes de deux ou trois. Même petites, les flammes durables enflammeront de plus gros combustibles, les individus s’associeront, et encercleront le monde entier.

En 2011, j’ai invité les membres d’une Église rurale, à Colfax, en Californie, à prier afin d’obtenir le Saint Esprit. Je leur ai dit que je serai à l’église tous les dimanches de six heures à sept heures du matin. Sept ou huit membres sont venus quelques fois, mais certains jours cette première année, il arrivait qu’une seule personne se joigne à moi. Notre fraternité a été richement bénie par le Saint Esprit, et nous nous quittions toujours de bonne humeur, le coeur joyeux.

Par la suite, de plus en plus de personnes sont venues. Nous avons prié pour que Dieu provoque un réveil. L’année suivante, nous avons commencé un programme de mémorisation de la Parole de Dieu durant la rencontre du milieu de semaine, et la participation a augmenté. La rencontre du dimanche matin a continué à croître, et un dimanche, nous nous sommes dit que les voisins devaient s’imaginer que nous avions ajouté un service de culte le dimanche à cause du nombre de voitures sur le parking ! Personne ne voulait partir après avoir terminé de prier à sept heures du matin. Nous avons alors décidé de rallonger le temps du dimanche matin d’une demi-heure supplémentaire pour un moment de partage et de témoignages sur les réponses obtenues suite aux prières adressées à Dieu. Dieu a béni ces humbles débuts de prières et de mémorisation de la Bible. Les bénédictions ont aussi été financières pour les ministères qui en avaient besoin, pour la mise en place d’un programme de santé, et pour le lancement, couronné de succès, d’un site Internet d’outils pour les pasteurs et les ouvriers de la Bible.

Le besoin d’un réveil est urgent, mais nous ne devons pas négliger le petit bois des petits groupes capables d’enflammer la vaste étendue du réveil.

« Qui donc a méprisé le jour des petits commencements?» (Zacharie 4.10). « Ce n’est pas par la puissance, ce n’est pas par la force, mais c’est par mon souffle, dit le SEIGNEUR (YHWH) des Armées » (v. 10). Si nous résistons à l’envie de rouler vite et aux itinéraires qui attirent l’attention, et que nous nous contentons d’alimenter le feu du réveil à un niveau bas mais constant, il se répandra de manière sûre et certaine à travers le monde.

De Richard Constantienescu, MDiv, pasteur de l’Église adventiste du septième jour d’Ardmore, Oklahoma, États-Unis.
Source : Ministry®, 2e trimestre 2019

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