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20ÈME RENCONTRE DE L’ARC JURASSIEN – LE VIRTUEL A EXHORTÉ LE SPIRITUEL

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La 20ème rencontre des églises adventistes de l’arc jurassien a été bénie grâce à la technologie.

La plus ancienne rencontre régionale de la Fédération des églises de la Suisse romande et du Tessin a eu lieu samedi 23 septembre 2017 à Neuchâtel dans les locaux de l’église néo-apostolique. Elle a été gentiment mise à disposition par nos frères de cette communauté qui hébergent depuis plus d’une année la communauté luso-hispanique adventiste de Neuchâtel.

A l’instar de l’an dernier, la journée a été vécue différemment des autres éditions. L’accueil a été assuré avec un déjeuner très chaleureux organisé par l’église de Delémont. Ensuite, un jeu « brise-glace », organisé par l’église luso-hispanique de Neuchâtel, invitait les participants à former un puzzle biblique. Le but de cette activité était que les personnes venant des différentes églises et qui ne se connaissaient pas puissent justement faire connaissance et partager un moment de réflexion autour d’un verset biblique. Les Chaux-de-Fonniers se sont occupés de la louange pour préparer l’assemblée au moment de prédication assuré par l’invité, le pasteur Monteiro.

Les plus jeunes n’ont pas été oubliés puisque des équipes, avec des membres des différentes églises, ont fait en sorte que cette journée soit une grande aventure pour les petits et les plus grands, le tout sous la houlette d’Elena Zagara et Pierrick Avelin. Concrètement, un culte a été organisé le matin pour chaque section, et des activités variées l’après-midi.

Mais la plus grande surprise est venue du côté de l’invité, le pasteur Antonio Monteiro – actuellement président de la Fédération Adventiste du Cap-Vert. Il y a encore deux ans, il se trouvait injustement prisonnier au Togo suite à une fausse accusation. Il était donc prévu qu’il raconte son témoignage de foi et de fidélité. Mais, surprise… il n’est pas venu ! De fait, le consulat a pris énormément de retard dans le traitement du dossier concernant sa demande de visa. Deux jours avant la date prévue de son voyage, il a reçu une réponse favorable à sa demande de visa… qu’il devait aller récupérer au Cameroun ! Donc, ce n’est que quelques jours avant l’événement que l’équipe organisatrice a appris que le pasteur Monteiro ne pourrait finalement pas être présent.

Afin de combler son absence, plusieurs solutions ont été envisagées, mais finalement, le pasteur Daniele Zaraga a proposé au pasteur Monteiro d’assurer ses interventions par vidéo-conférence. Et cela a marché ! Non sans une dose de stress et quelques petites failles techniques mineures, mais l’assemblée a pu écouter un message puissant lors de la prédication du matin et un beau témoignage l’après-midi.

Avec beaucoup de conviction, le pasteur Monteiro a parlé du désert que chacun d’entre nous est amené à traverser au cours de sa vie. Dieu n’est pas l’auteur de la souffrance mais Il l’utilise parfois pour nous façonner  dans les difficultés que la vie nous réserve. Il a complété son message avec son incroyable histoire d’emprisonnement qui a duré plus de 22 mois au cœur d’une prison de plus de deux milles détenus. Il y a beaucoup souffert alors qu’il était innocent. C’est pourtant dans cette prison qu’il a vécu sa plus puissante expérience de foi. Il priait parfois jusqu’à 15 fois par jour. Il prêchait régulièrement à ses camarades de prison et neuf d’entre eux se sont faits baptisés. Grâce à son travail et sa fidélité, la paix a régné dans sa cellule surpeuplée.

Désireux de partager tous les détails de son histoire, le pasteur Monteiro écrit actuellement un livre qui sera prochainement imprimé et publié.

Pour remplacer l’absence physique de l’orateur, Dieu a envoyé un beau soleil, ce qui a permis de déjeuner à l’extérieur et de passer un bon moment entre frères et sœurs. Oui, les rencontres régionales ont leur charme. Les jurassiens les ont assez vécues pour le confirmer. Voici donc, quelques témoignages de la journée :

« J’ai apprécié à sa juste valeur la prédication du pasteur Monteiro, si durement éprouvé à une période de sa vie. Son message et son témoignage au « Dieu de l’Impossible », tout en confiance, m’a encouragé et sans aucun doute, a encouragé la plupart des personnes présentes.

Ceci dit, j’ai toujours une pensée pour les croyants éprouvés un peu partout sur notre planète tourmentée et que, malgré leur foi, leur prière et leur persévérance, ils ne voient pas – loin de là – la concrétisation effective de leurs intercessions. Pourtant, beaucoup trouvent dans leurs épreuves qui ne finissent pas, la capacité de renouveler leur foi/confiance dans l’espérance d’un Nouveau Ciel et d’une nouvelle terre où la paix, l’amour et la justice régneront à jamais. D’autres, au contraire, perdent courage, et personne ne peut les blâmer. Il faut les soutenir et les encourager. Ces personnes, sont souvent aux prises d’un combat quotidien et parfois désespéré dans des guerres, des violences et des maladies – qu’elles soient victorieuses ou non – forcent mon admiration et renouvellent ma foi dans l’urgence de la venue du Royaume. La mort de notre Seigneur sur la Croix et sa résurrection sont les « derniers mots » de Dieu pour eux comme pour nous. »

Michel Burnier

« C’était la première fois que j’y participais et  je dois dire que plusieurs moments forts m’ont marquée. Le premier fut celui du jeu de bienvenue. Nous avons été invités à rechercher la personne qui, dans la salle, avait la moitié de notre texte biblique. J’ai eu l’honneur de partager ce moment avec une sœur de l’église de Bienne, nous avons échangé sur le fait que Dieu répondait et même au-delà de nos espérances. Cette sœur m’a appris la prière silencieuse. Elle m’a permis de comprendre que les mots n’étaient pas toujours nécessaires, que la communion, elle, pouvait très bien combler ce vide. Ensuite, la prédication du Pasteur Antonio Monteiro, en direct de son île, le Cap Vert, m’a rappelé que la présence de Dieu à nos côtés était la plus grande force que nous pouvions avoir. Une force qu’il est parfois difficile de comprendre, de mesurer… « les miracles ne s’expliquent pas, ils s’acceptent ». Je retiens simplement, notamment au travers de son témoignage de l’après-midi que nous avons besoin chaque jour d’affermir notre foi, de faire confiance à Dieu, même lorsque tout va mal, restons en prière, attendons la réponse, le miracle que Dieu à en réserve pour nous. »

Laura Bourdet

« C’était dans la continuité de ce que j’ai vécu durant ces derniers mois. Une confirmation de la part du Seigneur qu’il me conduit malgré la souffrance et les difficultés. Je pense aux paroles qui ont été prononcées lors de l’enterrement de mon époux : « lorsque ces choses vont arriver, levez vos yeux vers le haut, car votre rédemption est proche. » J’ai pu valoriser, par les paroles du pasteur Monteiro, le sens de mon passage dans le désert, et continue à dire je n’y comprends rien, mais que Dieu veut faire quelque chose de bien. Malgré le fait que j’étais très fatiguée j’ai senti que je devais écouter son témoignage de l’après-midi. J’ai été touchée par le fait qu’il a employé ses énergies pour prêcher, prier et pour faire quelque chose de bien à la place de se révolter contre Dieu et l’injustice qui le frappait. »

Cécile Béal

« Nous avons apprécié le lieu qui nous a mis immédiatement à l’aise. La collation a été un bon moment d’échange. Malgré tout, c’était une joie de vivre la prédication et le témoignage de notre frère Monteiro par Skype. La louange était belle, bien animée, vivante et ressourçante. »

Église de Delémont

« Tout concourt … »  Est-ce vrai ? Ce titre, choisi par notre invité, nous a accompagnés pendant toute la journée, mais de façon très silencieuse. En effet c’est seulement à la fin de sa prédication que le Pasteur Monteiro a rappelé notre titre ; aurait-il dû en parler plus souvent ? Je ne crois pas, car je considère que le Seigneur n’aime pas trop la publicité. Il travaille souvent dans le silence. Le silence de l’Esprit qui transforme la vie de chacun. Le silence de la paix, du pardon, de la guérison.  Je remercie notre Seigneur pour ce que nous avons vécu sabbat 23 septembre à Neuchâtel. J’ai senti l’action du Saint-Esprit toucher des cœurs et le rendre sensible à sa voix. J’ai écouté des sœurs et des frères dire « Merci, Seigneur, » pour les miracles accomplis. J’ai vu les larmes de ceux qui sont en train de cheminer dans leur désert de souffrance, de doute, de maladie… ils étaient fortifiés, car ils croient dans le Dieu de l’impossible. J’ai été témoin de la joie de frères et sœurs pendant le partage du repas. La joie de nos petits qui ont étudié l’histoire de la naissance de Moïse et la remise des dix commandements. Et que dire de mes deux tisons qui, sur la route du retour à la fin de la journée m’ont dit : « Papa, nous avons aimé cette église, une journée trop cool, quand est-ce qu’on reviendra à nouveau ? »

Daniele Zagara

Rickson Nobre, responsable Communications FSRT et pasteur de l’église adventiste luso-hispanique de Neuchâtel

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La revue officielle de la Fédération des Églises Adventistes du Septième jour de la Suisse romande et du Tessin.

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