Quels sont les meilleurs traitements contre le cancer du sein ?

Le traitement du cancer, particulièrement dans le cas du cancer du sein, est plus efficace lorsque le cancer est totalement enlevé chirurgicalement. Ceci signifie que lorsque les lésions cancéreuses plus petites et bien définies peuvent être excisées en totalité, les chances de guérir sont beaucoup plus grandes. La chirurgie constitue le pilier du traitement – qu’il s’agisse d’une biopsie excisionnelle (ablation de toute la région anormale ou de la masse), d’une chirurgie mammaire conservatrice, ou, pour des tumeurs plus étendues, d’une mastectomie simple ou d’une chirurgie encore plus radicale. Le plus souvent, on recommande de traiter le tissu mammaire résiduel, la paroi thoracique, et une partie de l’aisselle par radiothérapie – les études menées au cours des 60 dernières années ayant statistiquement montré des améliorations significatives dans le pronostic lorsqu’on combine la radiothérapie à la chirurgie.

Une fois la tumeur enlevée, elle est soumise à une analyse approfondie. Il est possible d’identifier les différents récepteurs et antigènes des cellules cancéreuses (les antigènes sont des substances suscitant une réaction immunitaire).

Ces indicateurs définissent davantage le caractère du cancer, et il a été établi quels sont les types de cellules cancéreuses qui répondent le mieux à l’une ou l’autre des thérapies spécifiques. Le ganglion lymphatique dans l’aisselle, appelé ganglion sentinelle, est souvent enlevé et examiné, puisque la survie est liée quelque peu à
la présence de cancer dans ces ganglions. Par exemple, des patientes sans ganglions positifs au niveau des aisselles ont un taux de survie de 10 ans dans 70 pour cent des cas, et un taux de récidive de moins de 20 pour cent, attendu qu’un cancer du sein qui s’est propagé aux ganglions lymphatiques (ganglions positifs) engendre un risque de récidive plus élevé que dans le cas contraire.

En général, les cellules qui possèdent des récepteurs hormonaux positifs sont moins agressives que celles qui possèdent des récepteurs hormonaux négatifs. Le récepteur du facteur de croissance épidermique humain (HER) de type 2 a été associé à des tumeurs plus agressives ; et pourtant, le développement d’un agent biologique, le trastuzumab (Herceptin), a révolutionné le traitement de ce type de cancer du sein.

Grâce aux approches diagnostiques que nous avons brièvement exposées, une femme atteinte d’un cancer du sein a de meilleures chances de guérir aujourd’hui qu’à tout autre moment de l’histoire humaine. Par surcroît, ces chances peuvent être améliorées par un style de vie sain. Un esprit calme et de prière, plus un régime végétarien équilibré, faible en gras animal, l’abstinence en matière de tabac, d’alcool et d’autres substances nocives, le tout accompagné d’exercice régulier modéré, nous semble constituer le complément idéal aux traitements modernes scientifiquement prouvés.

Soyons clairs, cependant : notre rubrique ne peut couvrir un sujet de façon exhaustive. Nous sommes, en effet, limités par l’espace, la diversité de notre lectorat, et notre champ d’expertise. Au chapitre du cancer, seuls les oncologues, forts de leurs années d’études et de leur expérience, peuvent vous donner les conseils les plus judicieux. Au cours des 75 dernières années, ces spécialistes ont systématiquement recueilli des données, de sorte qu’on dispose aujourd’hui de millions d’années-personne d’expérience répertoriée sur les causes, les traitements, les résultats, et les probabilités de signes avant-coureurs. Les archives régionales et nationales recueillent des données de manière à ce que les thérapies recommandées aient des probabilités de résultats assez précises. Devant un tel amoncellement de données, l’opinion personnelle perd souvent de sa crédibilité.

Nous estimons qu’en présence d’un cancer, mieux vaut suivre l’expertise développée au cours des décennies de gestion du cancer. Certains de nos lecteurs, étant de fidèles adeptes d’un style de vie sain, voient généralement la médecine d’un mauvais œil. Cependant, nul n’est tenu de se limiter à un traitement unique. Les remèdes naturels peuvent jouer un rôle tout à fait légitime en tant que thérapie « complé- mentaire » plutôt qu’« alternative ».

Le Dr Peter N. Landless, cardiologue spécialisé en cardiologie nucléaire, est directeur du Ministère de la Santé de la Conférence générale.

Le Dr Allan R. Handysides, gynécologue certifié, est l’ancien directeur du Ministère de la Santé de la Conférence générale.

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