Quelques souvenirs de jeunes que j’ai croisés dans mon ministère : tout d’abord cette conversation où une jeune me dit qu’elle n’invite jamais ses amies à l’église, sauf en cas de grande qualité assurée du programme… Puis cette autre que me raconte avoir fait le nécessaire pour que personne au travail ne sache qu’elle est adventiste. Elle avait honte d’être potentiellement vue comme membre d’une secte. Ou encore ce baptême d’un jeune de tout juste 17 ans. Quelle joie de cette l’église lors de la cérémonie ! Mais quelques mois après, le baptisé a débuté un stage le jour du sabbat. Il n’est plus jamais revenu à l’église.

La liste de souvenirs est longue et les témoignages bien actuels de différents jeunes en pages 2 et 3 ne font que confirmer cette tendance.

Ces situations nous remettent profondément en question en tant qu’église, en tant que responsables d’église et en tant que parents, comme le décrit si bien le dossier de ce numéro en page 5 du número 12 d’Adventiste Magazine  (novembre/decembre 2017). A qui revient alors la responsabilité de transmettre cette conviction que d’être chrétien adventiste est une bénédiction ? Et comment procéder ? Car les statistiques sont claires, une bonne partie de nos jeunes ne nous croient pas…

Une vision à long terme s’impose alors. Comment casser cette dynamique d’exode ? Comment éviter que le petit bébé qui vient de naître aujourd’hui ne quitte l’église d’ici seize ans ? Comment préparer et aider les parents d’aujourd’hui dans la transmission de leur foi à nos « futurs jeunes » de demain ? Selon les résultats de l’enquête présentés dans ce numéro, un constat est clair. Les papas et mamans d’aujourd’hui sont invités à partager et vivre leur foi avec leurs enfants.

Réjouissons-nous tout de même ! Tous ne sont pas tentés de partir et cela doit nous encourager. Motivés par ces jeunes déterminés à rester dans l’église, nous pouvons nous encourager pour, tous ensemble, parents, familles, pasteurs, animateurs, membres d’église aller à la rencontre de ceux qui se sont éloignés.

HOMMAGE À ANNA CLARA ZÜRCHER PAR SA FAMILLE
LA SANTÉ N’EST PAS, EN GÉNÉRAL, UNE QUESTION DE CHANCE