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Ryan Williams et le Projet en faveur des orphelins du Botswana

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Enseigner, nourrir, et vêtir les enfants vulnérables

J’ai grandi au Botswana plutôt ignorant de ses défis », dit Ryan Williams, 37 ans, et force motrice du Projet en faveur des orphelins du Bostwana (BOP). « Ce n’est que lorsque j’ai déménagé en Australie pour étudier l’ingénierie que j’ai vu le contraste saisissant entre les deux mondes et que j’ai pris conscience des besoins du Botswana. »

Lors de l’un de ses congés universitaires en 2004, on a demandé à Ryan Williams de prendre des photos et des séquences vidéo d’un événement en faveur des orphelins parrainé par l’Église dans le nord du Botswana. C’est là qu’il s’est senti accablé par la multitude d’orphelins, dont beaucoup avaient perdu leurs deux parents en raison du VIH/SIDA. « Je me suis alors pris à rêver de prendre soin des orphelins et des enfants vulnérables en répondant à leurs besoins en matière d’éducation, de nutrition, et de respect de soi, se souvient Ryan. Ce rêve m’a inspiré à un point tel que je me suis senti poussé à faire tout ce que je pouvais pour leur venir en aide. »

La résolution de Ryan a été renforcée par de sombres statistiques : le Botswana est l’un des pays les plus afectés par le VIH/SIDA. (Un rapport de 2003 des Nations Unies a révélé que dans ce pays, près d’une personne sur cinq âgées de 15 à 49 ans était atteinte du VIH.)

De retour en Australie, Ryan a rallié les membres de son église ainsi que des camarades de classe pour lancer BOP, « un mouvement composé de gens – comme il le définit – qui se focalisent sur la transmission d’un message d’espérance aux innocentes victimes que sont les enfants vulnérables. » BOP a une approche à deux volets, explique-t-il.

« Premièrement, nous y allons de la prévention – nous éduquons les enfants vulnérables en leur présentant un changement de comportement pour éviter d’autres dommages, dit-il. En même temps, nous mettons tout en œuvre pour les soulager – nous leur fournissons un environnement sécuritaire où ils peuvent recevoir de l’amour, des soins, et une nutrition équilibrée en vue de leur croissance. »

Quinze ans plus tard, BOP travaille en collaboration avec l’Union des missions du Botswana. En outre, il a développé des partenariats locaux permettant de construire et de diriger six centres pour orphelins dans le pays. Les centres ont été principalement construits et financés par des bénévoles que Ryan Williams a recrutés d’aussi loin que l’Australie et le Canada. Certains d’entre eux étaient des jeunes de l’église (un groupe musical chrétien a été le premier outil dont Ryan s’est servi pour sensibiliser les gens et faire des levées de fonds) ; d’autres, des camarades de classe de son école publique en Australie, et plus tard, des collègues de travail.

« Un grand nombre de bénévoles qui s’inscrivent ne sont même pas chrétiens », dit Ryan, lequel travaille aujourd’hui comme ingénieur électricien. « Mais tous disent que leur participation à ce projet a été pour eux une expérience transformatrice. » Ryan parle de son ancien patron, un agnostique, au sein d’une grande compagnie d’ingénierie en Australie comptant 5 000 employés. Cet homme et sa famille ont décidé d’être bénévoles et de se rendre au Botswana pour participer à la construction de l’un des centres. De retour au pays, sa femme a approché Ryan. « Ce voyage a sauvé notre mariage », lui a-t-elle dit.

En 2013, Ian Khama, alors président du Botswana, a remis à Ryan Williams la médaille de l’Ordre présidentiel du service méritoire pour son œuvre humanitaire.

Aujourd’hui, depuis Portland, en Oregon, aux États-Unis, Ryan continue de promouvoir la mission de BOP. « C’est un travail difcile dans lequel nous avons eu notre lot de défis, dit-il. Mais nous sommes engagés dans ce rêve – enseigner, nourrir, et vêtir les enfants vulnérables. »

Le prochain voyage bénévole du Projet orphelins du Botswana est prévu pour juillet 2019. – Marcos Paseggi

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