Au cours du dernier Concile de la Conférence générale des adventistes du septième jour qui s’est tenue au début du mois d’octobre à Sylver Spring en rassemblant les leaders des différentes institutions (Divisions et Unions), le secrétaire général de la Conférence générale G.T. Ng, a présenté son rapport annuel le dimanche 9 octobre.

Il a déclaré que les campagnes d’évangélisation et les baptêmes sont des éléments clés dans la réalisation du mandat évangélique de l’Église conformément aux propos de Jésus-Christ confié à ses disciples dans le récit de Matthieu 28.19-20. Mais il ajouta que prendre soin des membres est tout aussi important. (…)

« Le baptême puis l‘accompagnement fraternel se complètent » a -t-il affirmé à un auditoire comble en ajoutant : « Baptiser sans prendre soin du membre est une démarche incomplète, et prendre soin sans baptiser est irresponsable. »

Au cours de ces 15 dernières années, les pertes au niveau de l’effectif de membres se sont accentuées.

En l’an 2000, 43 nouveaux membres baptisés sur 100 finissaient par abandonner l’Église, a-t-il dit, citant des chiffres en provenance du Bureau des archives, des statistiques et de la recherche. Les derniers chiffres indiquent que 49 nouveaux membres sur 100 abandonnent l’Église.

« Ce taux d’apostasie de 49 % est alarmant et constitue une grave déperdition des ressources humaines et financières de l’Église, » a dit G.T. Ng dans un communiqué par e-mail adressé au journal Adventist Review. «Qu’arrivet-il à une armée qui connaît un taux de désertion de 49 % parmi ses soldats ? Qu’arrive-t-il à une école où 49 % de ses étudiants quittent l’école ? Qu’arrive-t-il à une entreprise où 49 % de ses employés décident de partir ? »

Pire même, a-t-il dit, les membres qui quittent l’Église sont parfois oubliés.

L’Église adventiste compterait 28,5 à 30 millions de membres aujourd’hui si aucun membre n’avait abandonné l’Église au cours des 50 dernières années. L’effectif de l’Église est actuellement de 19,5 millions de membres.

G.T. Ng a reconnu que la question de la perte de membres n’était pas un problème nouveau et qu’elle avait fait l’objet de discussions répétées avec les leaders de l’Église. C’est un défi qui a également plongé d’autres dénominations religieuses dans la perplexité.

CONSACRÉE À L'ÉTERNEL
LE PORT DE SIGNE RELIGIEUX FREINE L'ÉVOLUTION DE CARRIÈRE EN FRANCE