Elle était en prison et suicidaire, mais Dieu avait d’autres plans.

Laissez-moi vous présenter la sœur en Christ que je n’ai jamais rencontrée.

En tant que jeune adventiste du septième jour, j’ai immigré au Japon il y a plus de deux décennies, où je suis membre et diaconesse de l’Église adventiste internationale du septième jour de Tokyo, dans la capitale du pays. Notre famille religieuse est composée d’autochtones japonais, d’immigrants africains et philippins pour la plupart, et de plusieurs familles mixtes. Nous sommes une grande famille qui aimons le Christ.

Après un certain temps au Japon, j’ai trouvé un emploi dans une société de conseil, où nous fournissions des services et de l’assistance dans divers domaines, principalement aux personnes d’origine philippine. Ici il y a beaucoup d’entreprises similaires, et la concurrence est rude.

Une lettre de la prison

Un jour, à mon travail, notre bureau a reçu une lettre manuscrite en anglais venant d’une femme d’une prison régionale. Une femme philippine y demandait à notre entreprise si nous pouvions aider son mari, qui n’était pas en prison, pour certaines questions fiscales.

Elle nous a aussi raconté son histoire. Elle a partagé qu’elle était tellement déprimée en prison qu’elle envisageait la possibilité de mettre fin à sa vie. “La vie n’a pas de sens pour moi”, écrivait-elle.

J’ai décidé de répondre. Il aurait été beaucoup plus facile pour moi d’écrire en tagalog, qui est ma première langue. Je savais très bien, cependant, que toute lettre dans une langue autre que le japonais ou l’anglais entrerait dans un processus de traduction qui retarderait notre communication pendant des jours, voire des semaines. Donc, j’ai écrit en anglais, même si c’est quelque chose de très difficile pour moi. Et j’ai aussi décidé de lui envoyer une réponse manuscrite.

Ma réponse a été le début d’une série de lettres successives, où j’ai pu – peu à peu – partager l’espérance adventiste qui est en moi. Une relation a été établie. De simples messages d’encouragement se sont transformés en véritables études bibliques.

Comme je continuais à recevoir ses lettres, je les apportais à l’église le jour du sabbat, où je les lisais aux autres membres. Ensemble, nous pleurions et priions pour la femme en prison que nous n’avions jamais rencontrée.

Dieu travaille de manière mystérieuse

Comme je l’ai dit, la concurrence entre les sociétés d’experts-conseils est rude. Mon entreprise annonce souvent ses services dans divers journaux et magazines, et il n’est pas rare de trouver plusieurs pages pleines d’annonces d’entreprises différentes mais similaires. C’est une de ces publicités que la philippine a vu en prison.

Dans l’une de ses plus récentes lettres, elle a écrit : “Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi votre annonce le jour où j’ai décidé de faire quelque chose[au sujet des questions fiscales [de mon mari]. Il n’y avait rien dans cette annonce qui se détacherait, mais d’une certaine façon, mes yeux ont été attirés par elle, et je n’étais pas en paix jusqu’à ce que je vous envoie cette première lettre.”

En regardant en arrière, elle dit qu’elle était confiante que Dieu la conduisait vers le bureau spécifique où une fille de Dieu lui fournirait beaucoup plus que des conseils et des solutions fiscales.

“Je suis si heureuse d’avoir trouvé Jésus !” nous dit la femme.

 

La sœur en Christ que je n’ai jamais rencontrée

Aujourd’hui, quatre ans et de nombreuses lettres plus tard, la femme en prison me dit qu’elle garde le sabbat et a accepté toutes les doctrines adventistes du septième jour. Son mari et son fils ont fini par cesser de la contacter et elle croit qu’ils l’ont quittée. Par contre elle dit que son avenir est prometteur parce qu’elle a trouvé le vrai bonheur en Dieu et une nouvelle famille dans une église où elle n’est jamais allée.

Aujourd’hui, cette femme philippine est impatiente d’être libérée en 2019. Elle écrit : “Je rêve du jour où je peux visiter votre église. Imaginez quand nous pourions adorer Dieu ensemble ! Ce sera une journée mémorable !” La femme a également déclaré que dès qu’elle sera de nouveau libre, elle aimerait être baptisée.

J’attends aussi avec impatience ce sabbat où nous pourrons enfin nous regarder dans les yeux. Avec des larmes de joie – je sais que je pleurerai – je l’embrasserai et lui dirai : “Bienvenue à la maison, ma sœur ! Nous t’attendions !”

Quelle belle journée ce sera !

Precy Colarina, comme dit à Marcos Paseggi, Adventist Review.

Traduit par Rickson Nobre

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