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PRÉPARONS-NOUS POUR SON RETOUR – UN ÉVÉNEMENT RÉEL, LITTÉRAL, HISTORIQUE !

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L’équilibre entre l’eschatologie individuelle et l’eschatologie cosmique.

Alors que j’étais aux Philippines, j’ai participé avec plaisir à une conversation animée au sujet des prophéties, avec des amis issus de différents continents. Soudain, l’un d’eux m’a demandé – puisque tout comme moi, il est argentin – mon opinion sur le rôle du nouveau pape catholique dans le contexte des prophéties du temps de la fin.

sky-1488164_1280Alors que j’improvisais une réponse à caractère plutôt général, un autre a lancé : « De toutes façons, nous sommes à un cheveu du retour de Jésus, puisque nous pouvons tous mourir subitement. Nous espérons, la prochaine fois que nous ouvrirons les yeux, que ce sera lors de ce retour. » Une telle réponse n’était pas nouvelle pour moi. J’avais entendu cette même ligne de pensée à maintes reprises.

Le point principal de cet argument, c’est que les temps prophétiques que nous vivons ne comptent pas tant que ça ; ce qui compte vraiment, c’est de nous préparer personnellement à mourir. Cependant, un tel argument met deux sphères eschatologiques différentes dans le même panier. Les érudits ont reconnu depuis longtemps que l’eschatologie – la doctrine des dernières choses – implique deux dimensions principales : la dimension individuelle et la dimension cosmique. Penchons-nous sur ces deux dimensions en nous focalisant surtout sur la pertinence de l’eschatologie cosmique.

L’eschatologie individuelle

Généralement, l’eschatologie individuelle se réfère à la destinée des croyants individuels après la mort. Jésus a non seulement comparé l’état intermédiaire entre la mort d’un individu et le matin de la résurrection à un sommeil inconscient (Jn 11.11,14), mais il a aussi souligné que tant les croyants que les méchants recevront leur récompense après la résurrection (Jn 5.28,29 ; Mt 25.46 ; voir Lc 14.14).

Cependant, il a expliqué que notre destinée finale après la résurrection se décide ici-bas, de notre vivant – d’où son insistance sur la nécessité de nous préparer à la mort, puisque notre destinée éternelle dépend de cette préparation.

Pour illustrer ce point, Jésus a raconté une parabole au sujet d’un homme riche dont la principale préoccupation était de trouver la façon d’engranger ses récoltes, ce qui lui permettrait ensuite de se la couler douce. « Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, à qui cela sera-t-il ? » (Lc 12.20)

Selon Jésus, nous devons donc nous préparer pour une fin soudaine de notre existence, puisque la vie éternelle dépend des décisions que nous prenons ici-bas et des priorités que nous avons établies dans notre vie quotidienne. Cette parabole se focalise sur le timing personnel – sans aucune référence au timing historique des événements cosmiques. Cependant, Jésus s’est aussi référé à la seconde sphère : l’eschatologie cosmique.

L’eschatologie cosmique

La référence la plus connue de Jésus à l’eschatologie cosmique se trouve dans son discours sur le mont des Oliviers (Mt 24 ; Mc 13 ; Lc 21). Ce sermon apocalyptique est né de la question des disciples sur les signes du temps de la fin. Sa sphère prophétique couvre le déroulement historique ininterrompu à partir de l’époque de Jésus jusqu’au retour de ce dernier et au-delà.

Parmi les Évangiles, c’est celui de Luc qui insiste davantage sur ce déroulement historique des prophéties apocalyptiques. Par exemple, Jésus mentionna que « l’abomination de la désolation » s’accomplirait lors du siège de Jérusalem par des forces militaires (Lc 21.20) et qu’elle serait suivie des « temps des nations » (v. 24), ceux-ci étant caractérisés par des périodes éprouvantes pour le peuple de Dieu. Immédiatement après, Luc dresse la liste des signes cosmiques annonciateurs du retour de Jésus (v. 25-28). Il semble clair qu’il se focalise sur le cours historique des prophéties apocalyptiques.

Dans le contexte de ce déroulement historique des prophéties apocalyptiques, Jésus a souligné la nécessité de nous préparer pour son retour – un événement réel, littéral, historique au temps de la fin. En outre, Christ compare l’imprévisibilité de son retour au Déluge, lequel surprit ceux qui ne s’y étaient pas préparés (Mt 24.37-39).

Puisque personne ne connaît le jour et l’heure du retour de Jésus (v. 36), la bonne attitude pour les croyants consiste à prendre garde, à veiller, et à prier (Mc 13.33). Le retour de Jésus, cependant, ne peut se produire à un moment déterminé : certaines prophéties, souligne le Seigneur, doivent d’abord s’accomplir, telles que la venue de « l’abomination de la désolation » (Mt 24.15), « une grande tribulation » (v. 21), et la prédication de l’Évangile au monde entier. « Alors viendra la fin » (v. 14).

Dans ce discours apocalyptique, Christ se préoccupe avant tout de brosser un tableau du calendrier divin des prophéties du temps de la fin, a fin que ceux qui vivent aux derniers jours de la terre puissent se préparer pour cet événement clé. En réalité, la préparation à la mort individuelle est différente de la préparation pour le retour de Jésus. La mort peut se produire à tout moment – peu importe le temps historique ou le calendrier prophétique ; par contre, le retour de Jésus, bien qu’imprévisible, ne se produira qu’après l’accomplissement de certaines prophéties historiques.

Pourquoi l’eschatologie cosmique compte-t-elle ?

Certains peuvent dire : « Si, en tant que croyants, nous devons nous préparer chaque jour à une mort imprévisible, laquelle peut donc se produire n’importe quand, pourquoi nous inquiéter de l’eschatologie cosmique ? Après tout, si nous sommes prêts à mourir, nous sommes également prêts pour le retour de Jésus ! »

Premièrement, il est important de nous rappeler que Christ lui-même a fait une distinction entre les deux sortes de préparation et, à en juger par le nombre de fois qu’il a répété la nécessité d’être prêts pour son retour, c’est sur la préparation à l’événement cosmique qu’il a insisté, et non sur la préparation individuelle.

En outre, l’eschatologie cosmique est étroitement liée à notre identité et à notre mission en tant que reste de Dieu du temps de la fin. Selon la prophétie, ce reste se lèvera en un temps spécifique de l’histoire – après la fin de la persécution des saints par la petite corne (Dn 7 ; 8) et juste avant le retour de Jésus – pour proclamer la proximité de l’heure du jugement de Dieu (Ap 14.7) et l’imminence du temps même de la fin. Par conséquent,
le message des trois anges d’Apocalypse 14 constitue la mission même du reste du temps de la fin. Ce message
a pour centre le dernier appel de Dieu à nous préparer au retour de Jésus. En d’autres termes, l’eschatologie cosmique nous dit qui nous sommes, dans quel moment de l’histoire du salut nous vivons, et ce qu’est notre mission dans le contexte de la grande controverse entre Christ et Satan.

Par conséquent, préparons-nous pour les deux – pour notre mort imminente, et pour le retour imminent de Jésus ! Notre destinée éternelle est étroitement liée à l’eschatologie individuelle, mais aussi à l’eschatologie cosmique. Si nous passons à côté de cette dernière, nous perdrons, à coup sûr, notre identité et notre mission.

Marcos Blanco est rédacteur en chef de la Maison d’édition sud-américaine espagnole (ACES). La famille Blanco habite à Buenos Aires, en Argentine. Marcos complète actuellement un doctorat en théologie systématique.

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