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ERYTHRÉE : ENFERMÉS DANS DES CONTAINERS À CAUSE DE LEUR FOI !

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Photo by Erwan Hesry on Unsplash

Il y a tout juste vingt-cinq ans, le 24 mai 1993, l’Érythrée clamait son indépendance face à l’Éthiopie. Aujourd’hui, le bilan politique du pays est pour le moins contrasté : c’est un régime autoritaire qui exerce le pouvoir, contrôlant les activités religieuses d’une main de fer. Plus de 1000 chrétiens y sont actuellement emprisonnés. Abune Antonios, patriarche de l’Église orthodoxe érythréenne, est assigné à résidence depuis 2007. Récemment, le directeur musulman d’une école privée est mort derrière les barreaux.

Depuis 1993, c’est le régime autoritaire du président Isaias Afewerki qui exerce son pouvoir en Erythrée. Pour assurer son maintien à la tête du pays, il ne recule devant rien et n’hésite pas à recourir à l’oppression religieuse.
L’étroite surveillance quotidienne dont font l’objet les 5.5 millions d’érythréens a valu au gouvernement le surnom de “Corée du Nord de l’Afrique”. Plus largement, l’Erythrée se place parmi les pires pays en terme de liberté de la presse et de liberté religieuse, peinant à faire respecter l’état de droit et les droits de l’homme.
En Erythrée, outre l’Islam sunnite, l’Etat reconnait – mais surveille de près-  l’Église orthodoxe locale, ainsi que les églises catholiques et luthériennes. Les chrétiens protestants ne s’inscrivent pas dans le paradygme idéologique du gouvernement. Ils sont arrêtés et parfois tués parce que considérés comme des «agents de l’Occident» et donc comme une menace pour l’Etat et le gouvernement.

Enfermés dans des containers
Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées en 2017 pour avoir pratiqué une religion qui n’est pas reconnue par l’Etat. Des faits dénoncés récemment par la commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, Kate Gilmore, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
En l’espace de quelques années, ce sont plusieurs milliers de chrétiens, au final, qui ont été arrêtés et emprisonnés en raison de leur foi, dans ce pays d’Afrique de l’Est. Certains sont détenus prisonniers depuis douze ans, parfois enfermés dans des containers maritimes aux chaleurs étouffantes. Une épreuve qui se solde souvent par le décès du détenu.

Travail forcé dans des champs de fleurs
Certaines prisons et camps de travaux forcés de l’Etat dépendent des postes de police. C’est le cas à Asmara, capitale du pays, mais aussi dans les villes de Mai Sirwa, Adi Abieto, Keren, Assab, Hashferai, Barentu, Mai Idaga et Alla.
Ils sont peuplés de chrétiens, obligés de travailler dans les champs de fleurs contrôlés par le gouvernement.

Un directeur d’école meurt en détention
Cette année, les 5 et 25 mars, 32 chrétiens ont été arrêtés à Asmara, dont un couple de jeunes mariés accompagnés de dix de ses invités, venus partager la cérémonie du café traditionnel. Certains d’entre eux ont été détenus durant plusieurs jours.
L’agence Reuters rapporte que des centaines d’arrestations ont eu lieu dans le pays, au cours de la même période. Les plus jeunes de ces personnes considérées comme des « opposants » n’avaient que 13 ans.
Déjà détenu une première fois en octobre dernier, le directeur d’une école islamique privée, Haji Musa Mohamednur, âgé de 93 ans, est mort derrière les barreaux.

L’Erythrée est actuellement classée au 6ème rang (au 10ème en 2016) de l’Indice Mondial de Persécution publié par l’association Portes Ouvertes.(https://www.portesouvertes.ch/index/er)

Rebecca Rogers, Communication Associations Portes Ouvertes.

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