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L’INCROYABLE CONVERSION D’ANNE WOODWORTH

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Établir des relations. Qui sommes-nous ? Et pourquoi sommes-nous ici ?

De nos jours, notre idée des relations se fonde souvent sur notre présence sur les médias sociaux. Et trop souvent, hélas, ces relations s’avèrent très superficielles. Lorsqu’il s’agit de la profondeur et de la richesse de nos relations avec nos semblables, il se peut bien qu’il faille livrer une lutte réelle pour y arriver.

Jésus nous rappelle : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15.5, LSG) Ainsi, même Jésus sentait qu’il était important d’établir une relation vitale. Nous avons tous des histoires qui soulignent quand et comment Jésus a établi une relation avec nous pour la toute première fois, et nous avec lui. Voici une petite partie de mon expérience.

Prête à mourir

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Anne Woodworth travaille en tant que responsable de levées de fonds pour une organisation à but non lucratif, a d’aider les plus marginalisés des pays accablés par la pauvreté.

En 1998, à l’âge de 33 ans, j’ai désiré mourir. Si j’avais eu une arme à feu, je me serais fait sauter la cervelle. Si j’avais eu des pilules, je les aurais avalées et me serais endormie pour toujours. Au lieu de donner suite à ces idées folles, j’ai décidé de partir en vacances le week-end du 4 juillet [date de la fête nationale des États- Unis] en me disant que cela me raviverait. Mes pensées suicidaires n’avaient aucun sens. J’avais tout pour être heureuse, en n, selon la perspective mondaine. Diplômée en droit, j’étais avocate assermentée et membre du barreau de la Cour suprême des États-Unis.

Je possédais une maison, une voiture, et un emploi formidable à Washington D.C. en tant que journaliste juridique. J’avais un cercle intime de famille et d’amis, un fiancé, deux chats.

Et cependant, je me sentais désespérée ! Après avoir mis le paquet pour atteindre ces objectifs, je ne me sentais toujours pas heureuse et épanouie, car ils ne comblaient pas le « vide de mon âme ».

Alors que mon fiancé et moi rentrions de vacances, notre voiture est entrée en collision avec celle d’un homme en état d’ébriété. Après avoir fait un tonneau, elle s’est retrouvée dans un fossé, en face d’une petite église à Orange, en Virginie. Une ambulance m’a emmenée à toute vitesse à l’hôpital. Cet accident a immédiatement mis les choses en perspective : le fait de passer à deux doigts de la mort m’a fait désirer vivre.

 

Une prière et un livre

Je crois que l’ennemi essayait de me tuer avant que je puisse me brancher sur Jésus. Mais comme le Seigneur le fait souvent, il a utilisé ces plans diaboliques pour ses glorieux desseins, pour me rapprocher de lui et de sa grâce salvatrice.

Je savais que je devais établir une relation avec le Seigneur. Mais pour cela,
je sentais que j’avais besoin de l’aide d’un foyer spirituel. Sauf que je ne savais vrai- ment pas à quelle Église me joindre. Alors, j’ai fait une prière toute simple : « Mon Dieu, aide-moi à trouver un foyer spirituel pour que je puisse me brancher sur toi. »

À cause de l’accident, j’ai passé des semaines au lit. Un jour, mon fiancé m’a apporté un livre qu’il avait trouvé sur
une pile d’ordures tandis que son équipe débarrassait une maison centenaire en vue de sa rénovation. Il m’a dit qu’il s’était senti poussé à me l’apporter, même s’il ne savait pas de quoi il parlait, et même s’il n’aimait pas lire. Mais il savait que moi, j’aimais la lecture. Le livre s’intitulait America in Prophecy (La tragédie des siècles), d’Ellen G. White, imprimé en 1970.

Ce livre m’a vraiment étonnée ! Il présentait de façon logique et sublime l’histoire de la restauration des vérités bibliques perdues au l du temps. Dieu m’a montré deux principes bibliques par lesquels je pourrais tester une nouvelle Église : l’état des morts et le sabbat du septième jour.

Je savais que l’Église adventiste, bien que chrétienne, tenait ses services religieux le samedi. Dans ma quête d’un foyer spirituel, j’ai consulté un autre livre utile – les pages jaunes ! J’y ai rapidement trouvé une église adventiste située à seulement cinq minutes de chez moi. Et j’ai fait des plans pour y aller le samedi suivant.

 

Se brancher sur l’Église

Lorsque je suis entrée dans cette église, la plus petite femme que je n’aie jamais rencontrée m’a chaleureusement étreinte et accueillie. Je me suis assise sur le dernier banc et j’ai écouté les cantiques que l’assemblée chantait. Ensuite, un pasteur a pris la parole. Il nous a invités
à déposer nos fardeaux sur Jésus. Je me suis mise à pleurer tout doucement. Plusieurs membres se retournaient et me regardaient avec étonnement.

Après le service, j’étais tellement embarrassée par mes larmes que j’ai emprunté un couloir qui m’a conduite à un vestiaire. Une autre femme très gentille m’a suivie et m’a simplement laissée pleurer. Je me suis graduellement calmée, et elle m’a invitée à manger avec quelques autres membres.

Tandis que je leur racontais comment j’avais décidé de venir à cette église, je leur ai donné une description de ce livre. Plusieurs ont hoché la tête et ont dit : « Nous connaissons très bien ce livre ! Il a été écrit il y a plus de 150 ans par une femme qui ne jouissait même pas d’une scolarité élémentaire. Cette femme fait partie des fondateurs de cette Église et elle est, croyons-nous, un prophète des temps modernes. »

J’ai été complètement sidérée par le lien entre ce livre et l’Église adventiste ! Je pensais que quelque érudit biblique de Harvard ou d’une faculté de théologie l’avait rédigé dans les années 1970. Ce soir-là, une campagne d’évangélisation dont le sujet était la vérité sur le sabbat – sujet sur lequel je désirais vivement en savoir plus – a commencé. Cette campagne m’a menée à un autre livre indispensable : la Bible.

 

Se brancher sur Jésus et sur une carrière

En lisant la Bible et les écrits inspirés d’Ellen White, lesquels mettent la vérité en valeur, j’ai commencé à me brancher sur Jésus et sur le foyer spirituel. Il ne m’a pas fallu longtemps pour donner mon cœur à mon sauveur. En 1999, après une année de croissance spirituelle, j’ai été baptisée.

[En l’an 2000], j’ai assisté à la session de la Conférence générale à Toronto, [au Canada]. Pour la première fois, j’ai senti mon appartenance à l’Église mondiale. La diversité, la joie, l’enthousiasme, et l’amour pour Jésus manifesté par les membres m’ont vraiment emballée ! Lors de cette session, j’ai établi d’importantes relations, entre autres, avec plusieurs membres du personnel d’ADRA. Pendant une année, je me suis entretenue avec les dirigeants d’ADRA pour voir ce que je pourrais faire en faveur des plus vulnérables, des plus marginalisés.

La semaine même où je me suis jointe à l’agence en 2002, ADRA m’a envoyée en mission avec un collègue pour « apprendre le métier ». Je suis montée à bord d’un avion surchargé de l’Unicef. Mon siège se trouvait dans la section cargo. Nous nous rendions dans le Soudan du Sud alors en pleine guerre civile. Là-bas, les bombardements faisaient rage.  Je devais rencontrer l’agence américaine et des représentants du gouvernement par intérim, ainsi que 10 organisations partenaires pour concevoir un projet, et pour tenter d’obtenir une subvention de 50 millions de dollars US destinée à la mise en place d’une scolarisation élémentaire à travers le Soudan du Sud. Et tout ça dans une zone de guerre.

Pendant une semaine, j’ai habité dans une hutte de terre couverte d’un toit de chaume. Je disposais d’une latrine, de très peu de nourriture, mais pas d’eau courante. Je vous assure que cette expérience m’a aidée à établir une relation avec les gens de façons qui, aujourd’hui, continuent de m’édifier et d’imprégner mon travail.

Ce voyage a donné le coup d’envoi à ma carrière de conceptrice de levées de fonds et de programmes. J’ai fait cela pour différentes organisations au pro l de plus en plus élevé, et pour des plateformes encore plus imposantes. Bien que dans le cadre de ma carrière Dieu m’ait conduite dans de « nouveaux pâturages », je suis restée en contact avec mes collègues

d’ADRA. Plus important encore, pendant les 20 dernières années, ma vie avec Jésus a été un parcours formidable et merveilleux. Je ne changerais ça pour rien au monde !

 

De nouvelles relations

Comment établir de nouvelles relations ? En tant qu’Église, soyons plus créatifs ! Rendons-nous là où nous rencontrerons vraisemblablement des gens qui ont faim de « quelque chose ». Trop souvent, nous nous laissons emporter par notre petit monde de la famille et des amis. Mais cela ne suffit pas pour moissonner les âmes qui nous attendent.

C’est souvent par des événements douloureux que les gens, en quête d’aide et de guérison, se tournent vers Christ : accident d’automobile, divorce, décès d’un être cher, maladie chronique, perte d’emploi, aliénation de la famille, violence conjugale, agression sexuelle, solitude. L’Église doit être prête à les aider à établir une relation avec Jésus aux moments critiques de leur vie. Voilà notre identité ; voilà pourquoi nous sommes ici.

Nous devons former les membres et les équiper, mais avant tout les édifier et les motiver à témoigner de la façon dont Jésus agit en eux et autour d’eux. C’est seulement en élevant bien haut Jésus et en montrant la réalité de sa présence dans notre propre vie que nous amènerons nos semblables à désirer personnellement une telle relation avec lui.

Je prie pour que nous puissions nous débarrasser de tout ce qui nous nuit, et pour que nous établissions ensuite une relation plus profonde avec le Seigneur et nos semblables.

Un jour, bientôt, lorsque Jésus reviendra, nous pourrons passer l’éternité à raconter nos expériences de son amour, de sa miséricorde, de sa grâce, et de sa puissance dans notre vie. Alors, au-delà même de notre imagination, nous jouirons à fond d’une relation extraordinaire avec lui, et les uns avec les autres.

Surce : Adventiste World

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