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LA CLÉ DE LA RÉSILICIENCE : COMMENT SURVIVRE EN PÉRIODE DE STRESS ?

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L’histoire de Naomi est remplie de situations stressantes auxquelles de nombreuses familles modernes font face aujourd’hui. Au fort de la tempête, Naomi se devait, comme tant d’entre nous d’ailleurs, de découvrir un Dieu compatissant qui nous aime infiniment et s’occupe de nous quand notre vie bascule.

Une vie stressante

Naomi de Bethléem fit l’expérience de situations extrêmement stressantes. Vous vous reconnaîtrez sans doute dans l’une ou l’autre, mais – du moins je l’espère! – pas dans toutes.

  1. La faim (Rt 1.1). Ici-bas, les besoins fondamentaux de nombreuses familles sont insatisfaits. Actuellement, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim 1, alors que le revenu des 1 % les plus riches au monde est équivalent à celui des 57 % les plus pauvres2. Il est clair qu’une poignée de gens ont une quantité de biens, tandis qu’une quantité de gens n’ont qu’une poignée de biens. Chose paradoxale,

la famille de Naomi choisit de quitter Bethléem, nom qui signifie « la maison du pain », pour trouver de la nourriture ailleurs.

  1. Le déménagement (Rt 1.1). On estime qu’environ 214 millions de personnes ont immigré dans d’autres pays en 2010. En d’autres termes, un habitant de la planète sur 33 a dû déménager cette année-là3• Les adventistes ne sont pas exempts d’une telle tendance. Beaucoup déménagent en quête de meilleures possibilités d’avenir. La famille de Naomi représente tous ceux qui ont dû s’établir dans un contexte culturel et religieux différent sans réseau de soutien, et affronter seuls les difficultés.
  1. Veuvage (Rt 1.3). Des études révèlent que la perte d’un conjoint constitue l’un des plus grands facteurs de stress dans la vie. Naomi subit la solitude du veuvage dans une société dominée par les hommes, lesquels assuraient la sécurité de leurs familles. Après la mort de son mari, elle dut éduquer ses enfants en tenant le rôle de la mère et du père.

À notre époque, c’est aussi une triste réalité dont il faut nous occuper. À l’instar de nombreuses familles aujourd’hui, Naomi et ses fils durent se résoudre à fonctionner non comme ils voulaient, mais comme ils pouvaient.

  1. Le syndrome du« nid vide» (Rt 1.4).

Nos enfants naissent, grandissent, et quittent le nid du jour au lendemain, nous semble-t-il. C’est une loi de la vie. Nous nous y attendons. Mais cela ne nous empêche pas de souffrir de leur absence. La vue d’une chambre bien rangée peut évoquer des souvenirs de bruit et de désordre, des souvenirs de leur présence. Cette situation engendre souvent la dépression, surtout chez les parents qui se sont donnés corps et âme pour leurs enfants.

  1. Perte d’enfants (Rt 1.5). Les deux fils de Naomi moururent. La pauvre veuve dut en éprouver une grande détresse. Celui qui perd ses parents devient orphelin, et celle qui perd son mari devient veuve. Cependant, la perte d’un enfant ne porte aucun nom. Naomi souffrit cette perte sans nom. Habituellement, ce sont les enfants qui enterrent leurs parents, et pas le contraire. La vie n’est, hélas, pas toujours logique ici-bas.
  1. Inquiétudes, solitude, vieillesse

(Rt 1.12). Naomi devait se poser mille questions. Elle dut accepter de vivre dans le silence de Dieu – une expérience éprouvante. Comme elle était âgée maintenant, il ne lui restait que peu d’options. C’est une chose de faire face aux difficultés de la vie dans la force de la jeunesse ; c’en est une autre d’être accablé par le poids des années. Naomi décida finalement de retourner à Bethléem – un voyage risqué pour une femme seule. Imaginez son arrivée dans sa ville natale … Elle raconta sa triste histoire à sa famille et à ses amis.

Quel contraste entre ce qu’elle avait espéré et ce qui s’était passé ! Elle avait quitté Bethléem avec une famille, et y revenait seule. Elle avait quitté Bethléem en quête d’une vie meilleure pour les siens, et revint avec une histoire tragique. C’était Naomi qui avait quitté Bethléem, et c’est Mara ( ce qui signifie « amer ») qui y retournait (Rt 1.20,21).

Un rayon d’espérance

Ruth, Moabite et belle-fille de Naomi, avait souffert de pertes semblables : elle portait le deuil de son mari et envisageait l’avenir avec appréhension. Cependant, dans une remarquable profession de foi, elle annonça à sa belle-mère qu’elle la suivrait : « Ton peuple sera mon peuple; ton Dieu sera mon Dieu.» (v. 16). Ruth et Naomi représentent ceux qui, avec l’aide de Dieu, survivent aux épreuves et aux difficultés de la vie. Au lieu de devenir cyniques ou amers, ils continuent de vivre, d’aimer, et de trouver satisfaction et joie dans leur service envers les autres. Ils prouvent que la foi est la clé de la résilience émotionnelle et spirituelle.

Ruth s’occupa de Naomi. Un matin, elle partit glaner un champ. C’est là qu’elle fit la connaissance de Boaz. Impressionné par l’attitude de la jeune veuve, cet homme lui donna de l’eau et de la nourriture. Il la protégea, l’encouragea, la mit à l’aise, et lui donna l’occasion de subvenir à ses besoins (Rt 2.9-17).

Le soir venu, Ruth partagea ces merveilleuses bénédictions avec sa belle- mère. Naomi qualifia Boaz de goel, un mot hébreu qui signifie « rédempteur » (v. 20, NBS).

L’histoire de Naomi et de Ruth nous rappelle que Dieu est sensible aux besoins de nos familles. Dans sa providence, il procura un goel à Ruth et à Naomi. Et il procurera aussi un goel à nos familles qui souffrent. Boaz, en tant que goel, devint un type du Christ. Ellen White commente : « Ainsi la tâche de nous racheter, nous et l’héritage que le péché nous a fait perdre, a été confiée à notre plus proche Parent. C’est pour nous racheter qu’il s’est apparenté avec nous. Notre Seigneur et Sauveur est plus près de nous qu’un père, une mère, un frère, un ami, un fiancé”. » Finalement, Ruth demanda à Boaz de se prévaloir de son droit de rachat en tant que goel et de la racheter. Boaz accepta joyeusement et l’épousa.

Tout est bien qui finit bien

Naomi prit soin du petit Obed, fils de Ruth (5) Dans un renversement de situation spectaculaire, celle qui avait tant perdu reçut la douce responsabilité de veiller sur un enfant. Son visage était sillonné de rides, ses yeux étaient habitués à verser des larmes. Mais

maintenant, ils brillaient d’espérance! Sur ses genoux reposait la semence du futur Rédempteur, notre Seigneur Jésus.

Obed serait le grand-père de David, et de la lignée de David naîtrait le Sauveur de l’humanité. Ami lecteur, au sein de vos pertes et de vos tragédies, imaginez un moment Naomi qui berce Obed. Grâce à un goel, son avenir fut assuré. Son histoire nous apprend que par la foi, nous pouvons sortir vainqueurs des épreuves et de la souffrance.

Jésus comprend notre souffrance, car il était, lui aussi, « habitué à la souffrance» (Es 53.3). Il veut et peut être notre goel. li veut nous restaurer, panser nos blessures, et procurer la paix et l’espérance à nos cœurs meurtris.

1 Comparez le rapport des Nations Unies sur le site suivant: http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewslD=43235&Cr=food+security&Crl.
2 Voir « From Left Business Observer », sur le site http://www. marxmail.org/facts/inequality.htm.
3 Rapport Éun de la migration dans le monde 2010, Organisation internationale pour les migrations (OIM), cité sur le site http://www.iom.int/cms/en/sites/iom/home/about-migration/facts–figures-1.html.
4 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 317.
5 Tandis que les voisins déclaraient qu’Obed était un fils de Naomi (Ruth 4.17), ce dernier, au sens strict du terme, n’était même pas son petit-fils.

Jorge luorno. titulaire d’un doctorat en théologie, est professeur de théologie à l’Université adventiste de River Plate, en Argentine.

Source : Adventiste Word. Utilisé avec autorisation.

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