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AÉRATION ET L’ÉMERGENCE DU SYNDROME DU BÂTIMENT MALSAIN

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Doubler la performance de ces fonctions cognitives ?

Dans les années 1980, le désir d’économiser de l’énergie a lancé l’obligation de faire des bâtiments éco­énergétiques, soit plus étanches à l’air, avec une aération réduite, et entraînant une augmentation de la concentration dans l’air de composés organiques vo­latils (VOC) et de dioxyde de carbone (C<Y). Et l’émergence du syndrome du bâtiment malsain : asthme, toux, étour­dissement, démangeaisons, modifications sensorielles, etc.

En 2015, Joseph Allen, directeur du Programme des bâtiments sains au Centre pour la santé et l’environnement global de Harvard, a dirigé une étude1 sur les répercussions humaines en termes de fonctionnement cognitif et de prise de décision des environnements « Bureau vert » et « Bureau vert plus», soit pour ce dernier, avec une aération renforcée, donc très bien ventilée. Allen a pu mesu­rer que les performances des fonctions cognitives dans l’environnement « Bureau vert plus» étaient le double de celles des employés travaillant dans des environne­ments écoénergétiques. L’exposition des travailleurs à des niveaux de C02 élevés est d’autant plus grande qu’ils évoluent dans des bureaux paysagers, une expres­sion presque poétique pour signaler les grands espaces collectifs où les gens sont confrontés à des bruits incessants, et à cause de la forte concentration humaine, à des taux élevés de C02.

Dans un environnement « Bureau vert plus», la réponse aux crises était 131 % meilleure, la stratégie 288 % plus intelligente, et l’utilisation de l’infor­mation 299 % plus élevée que dans un environnement écoénergétique. La prise de décision est en relation directe avec un fonctionnement optimal et efficace au sein des entreprises. Mais ne pas pouvoir exercer pleinement cette compétence, au moins pendant 8 heures et même 10 et 12 heures par jour, 5 jours par semaine, a également une influence directe sur la façon dont les gens mènent leur vie quotidienne.

Mon père citait souvent avec beau­coup de sérieux ce vieux proverbe : « Si tout le monde balayait devant sa porte, la ville serait propre.» Si, personnellement, je ne ventile pas chaque jour mon appar­tement, ma chambre à coucher, la salle de bain; si je calfeutre mes fenêtres et mes portes pour que pas une goutte d’air n’y passe; si je ne respire jamais à pleins pou­mons … Si, en tant que patron, je ne me soucie pas de la qualité de l’air que mes employés respirent et si je préfère à leur bien-être, une facture énergétique aussi faible que possible … Si, en fait, personne ne pense plus que l’air est un besoin vital, et si l’on oublie que l’oxygène ne se trouve que dehors, et qu’il y en aura à l’intérieur seulement dans la mesure où on le laisse entrer … cette négligence de notre environnement immédiat, et qui est sous notre contrôle direct, n’est-elle pas annonciatrice de notre négligence de l’environnement global? Oui, quand on ne balaie pas devant sa porte …

Danièle Starenkyj

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