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Rapport annuel de la Conférence générale : 42% quittent l’Église adventiste

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Lors du récent Concile annuel du comité exécutif de la Conférence générale, lequel s’est tenu à Battle Creek, au Michigan, David Trim, directeur du Bureau des archives, des statistiques, et de la recherche (ASTR), a présenté le rapport statistique annuel(1). Parmi les nombreux chiffres décrivant la réalité d’une Église en pleine croissance, un chiffre m’a – encore une fois – frappé. Quarante-deux pour cent (42%), a dit David Trim, quittent l’Église (et apparemment, ce chiffre n’inclut pas les membres décédés).

Dans le feu des discussions passionnées, nous pouvons oublier ce chiffre surprenant. Nous ne le devrions pas. Imaginez en cet instant même votre propre congrégation, petite ou grande.

Vous pouvez appartenir à une petite église dans le nord de l’Allemagne avec 50 membres. Eh bien, statistiquement parlant, 20 de ces 50 membres quitteront votre église au cours des prochaines années. Ou peut-être appartenez-vous à une grande congrégation dynamique et fière de ses 2 000 membres, à São Paulo, au Brésil, ou à Nairobi, au Kenya. Eh bien, 800 d’entre eux disparaîtront. Essayez maintenant d’imaginer 20 chaises vides. Puis, le vaste espace de 800 chaises vides.

Dès que je me mets à envisager un tel scénario dans ma propre congrégation, mon coeur saigne. Au-delà des statistiques mesurables, ces chiffres représentent des âmes qui, pour une raison ou une autre, ont décidé que l’adventisme n’est plus pour elles.

Comprenez-moi bien : je ne pense pas que l’effectif de l’Église adventiste constitue un sentier menant directement au ciel. Dieu parle encore au coeur de ceux qui partent – et heureusement, beaucoup reviendront. Ce qui m’affecte, toutefois, c’est le fait que nous semblions accepter ces chiffres sans sourciller.

Nous nous réjouissons, certes, des 1 352 931 nouveaux membres qui se sont joints à l’Église adventiste en 2017. Mais pleurons-nous les 563 205 que nous ne voyons plus ? Les raisons de leur départ sont sans doute variées. Certains ont été baptisés mais pas vraiment discipulés – et ils tendent à disparaître rapidement, à moins d’être consciencieusement intégrés dans une communauté d’église. D’autres sont blessés par nous, membres de longue date. Des conflits interpersonnels les chassent par la porte arrière de l’église. En tant que père d’ados et d’un jeune adulte, je m’inquiète particulièrement des jeunes adultes que nous perdons après la cérémonie de remise de diplôme universitaire.

Pourquoi luttons-nous pour les aider à trouver un foyer spirituel ? Des chercheurs adventistes effectuent des recherches toujours meilleures sur ces douloureuses réalités. De telles recherches sont nécessaires si nous voulons penser de façon stratégique.

Mais au-delà de la recherche, il nous faut la passion pour nous attaquer personnellement à ces défis. Si vous voulez faire partie de la solution, voici quatre suggestions pratiques pouvant aider à endiguer le flux.

Premièrement, connaissez personnellement vos membres d’église, surtout les nouveaux. Intéressez-vous sincèrement à eux.

Deuxièmement, aidez l’équipe de leadership de votre église à dissimuler les nouveaux membres. Faire des disciples n’est pas uniquement le travail d’un pasteur ou d’un ancien. L’église locale est le point où le discipulat commence.

Troisièmement, faites particulièrement attention aux ados et aux jeunes adultes dans votre congrégation. Connaissez-les par leur nom. Parlez-leur. Écoutez leurs inquiétudes et leurs préoccupations au sujet de l’Église. Servez-leur de mentor.

Finalement, commencez un journal de prière qui se focalise spécifiquement sur ceux qui sont partis. L’intercession est le moyen divin de nous brancher sur le monde qui nous entoure.

Tandis que vous priez, écoutez la douce voix de l’Esprit murmurer à votre coeur des façons créatives de renouer avec ceux qui se sont égarés pour les ramener à la maison.


Gerald A. Klingbeil
, rédacteur adjoint, Adventist Review/Adventist World
Source : AdventistWorld.org / Janvier 2019 9

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1. Nous avons présenté un rapport sur cette question. Voir « Rapport du secrétaire : pleins feux sur la mission » de Desiree Calixte, dans Adventist World, décembre 2018, p. 8, 9.

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