Quelques directives de l’Église Adventiste sur ce sujet. Un de nos meilleurs éthiciens, reconnu dans le monde entier, nous fournit des lignes directrices dans ce court document :

Le concubinage peut être défini un mode de vie de tout couple hétérosexuel célibataire qui partage une commune résidence et l’intimité sexuelle. Il existe une grande variété de configurations dans ce type de relation. Certains apparaissent en tant que mariage virtuels, qui manquent seulement de vœux formels, publics et contractuels ; d’autres, au contraire, ne sont qu’un épisode de courte durée pour des raisons d’avantage.

Les avantages les plus souvent mentionnés sont :

– L’opportunité de tester le compagnon avant le mariage

– La liberté de commencer ou terminer une relation à volonté

– Les avantages financiers

– Des contrôles sexuels plus détendus

– Une combinaison de l’autonomie du célibat avec la proximité émotive et sexuelle du mariage

L’Église Adventiste maintient la position biblique sur l’intimité sexuelle. Le mariage est le seul contexte où une complète et véritable proximité peut être réalisée avec un grand nombre d’avantages et de sécurité. (Genèse 2:24). Voilà quelques points préoccupants concernant le concubinage :

1 – Le syndrome d’avoir toujours une porte disponible.

  1. L’ingrédient principal du concubinage est le fait d’avoir toujours la porte ouverte, par laquelle l’on peut s’enfuir sans les conséquences compliquées d’un divorce. Mais quelques parmi les conséquences du concubinage peuvent être pires.
  2. Tout au long de la relation, les amoureux continuent à s’envoyer de doubles messages. Si d’un côté ils disent « Je t’aime et je veux vivre avec toi », de l’autre ils affirment « N’approche pas trop, parce qu’un jour je pourrais m’en aller ». Une telle disposition crée un sens profond d’insécurité.
  3. Les irritations périodiques de la vie quotidienne sont traitées comme insignifiantes, en raison du manque de motivation d’investir dans une relation provisoire. Par conséquent, peu apprennent à ajuster et acquérir les qualifications de la résolution de conflits, qui est si nécessaire dans les mariages.
  4. Un amour vrai et profond exige l’engagement total et permanent (Cantique des Cantiques 6:3; 8:6-7). Il est impossible de développer un tel amour dans un milieu provisoire et peu sûr.

2 – Absence de vœux.

Les vœux de mariage sont implicites dans les concepts bibliques de fiançailles (Matthieu 1:18) et de l’engagement permanent envers son propre époux (Malachie 2:15-16). Leurs fonctions est celle de sauvegarder la sainteté du mariage. Tandis que les vœux de mariage promettent la fidélité pour toujours, le concubinage est un arrangement privé qui ne concerne que le présent.

3 – Les soucis de la communauté.

Selon la Bible, le mariage n’est pas seulement un événement privé (Genèse 24), mais il serve à unir les familles. La communauté offre au couple une certaine protection et s’attend que le couple même prenne certaines responsabilités. De cette façon, le mariage devient la base solide de chaque communauté. Le concubinage, par contre, ignore la communauté et est trop instable pour chercher à soutenir une société plus grande.

4 – L’absence de l’union des vies.

Selon la Bible (Genèse 2:24), l’union des vies est l’un des rôles principaux assigné à la sexualité. Le concubinage engage un acte d’union de vies sans toutefois avoir une intention d’unir des vies. Un tel mode de vie s’avère être destructif pour l’intégrité intérieure de la personnalité humaine.

5 – Les enfants.

La Bible exige que les enfants soient élevés dans un environnement d’un amour qui dure dans le temps, de soin et de sécurité inébranlable (Genèse 4:1-2; Ephésiens 6:1-4). Cependant, l’intention du concubinage est d’éviter de telles responsabilités à long termes, parce qu’on les considère comme des contraintes sur la liberté et l’autonomie de la personne engagée.

En conclusion, l’Église Adventiste du 7ème Jour fait écho de la désapprobation biblique par rapport à toute disposition à l’extérieur du mariage. Elle reconnaît que l’augmentation du nombre des couples qui choisissent le concubinage cache des besoins bien plus profonds. En général, les personnes qui cherchent le refuge dans ces solutions portent les blessures des répétés échecs matrimoniaux, de l’infidélité, de l’abus, de l’égoïsme ou d’autres tragédies. Pour cette raison, l’Église cherche à porter l’évangile à chaque personne, tout en confirmant le niveau biblique de l’union conjugale comme seule forme légitime de concubinage.

De Miroslav M. Kiš

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Source : https://www.adventistbiblicalresearch.org/materials/adventist-heritage-practical-christian-living/seventh-day-adventist-position-cohabitation

Traduit par Tiziana Calà

 

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