La première pastorale de l’année 2018 ne pouvait pas mieux commencer. Nous avons reçu Gabriel Monet, récemment nommé doyen de la FAT, dans une ambiance détendue. Ce fut l’occasion de l’entendre et échanger sur deux sujets :

  •  L’impact du post-modernisme dans notre Église d’aujourd’hui
  • Devenir un susciteur de vocations ?

Pour aborder le premier sujet, Gabriel a présenté les trois profils que l’Église devrait avoir aujourd’hui pour pouvoir toucher la société qui n’arrête pas d’évoluer – d’ailleurs elle a toujours évolué, sans arrêt, au fil du temps. Selon lui, nous devrions être une communauté MissionelleIncarnationelle et Expérientielle, a-t-il déclaré avec insistance pendant toute la matinée.

Missionelle, c’est-à-dire, qui respecte les personnes et propose une option véritable de foi chrétienne pour les amener à Christ, soit une église Christocentrique. Aller à la rencontre des gens, et pas le contraire. Il s’agit d’une église qui sort, qui partage, qui va à la recherche de la brebis et de la drachme perdues.

Incarnationelle, c’est-à-dire, qui prend en compte la culture et qui s’adapte au milieu où elle se trouve. S’adapter ne veut pas dire brader ses principes, mais plutôt parler d’une manière tout à fait compréhensible, tout comme Dieu quand il a appelée Paul au ministère pastoral sur la route de Damas. Même si Paul parlait le grec, dans sa vision, Dieu lui a parlé en hébreu, sa langue de cœur, sa langue maternelle, la langue la plus intime pour lui (voir Actes 26). Jésus lui-même a accepté la culture de son temps et s’est mêlé à la foule. L’église d’aujourd’hui doit parler la langue de sa génération pour être plus en phase avec celle-ci.

Expérientielle, c’est-à-dire, avec une notion de vérité et de franchise où la bible est le fondement et non pas le fondamentalisme. Où on va chercher un vécu pratique des croyances. Accepter que nous n’avons pas une réponse à tout et que Dieu n’a pas voulu tout dire, sans vouloir prouver ou justifier chaque point.

Cet abordage est important au vu de la méfiance de nos contemporains envers l’appartenance à une église. L’idée est que ceux-ci soient accompagnés par les croyants déjà convertis pour devenir des chrétiens pratiquants, avant de devenir membres. Ce passage se fera alors plus naturellement.

Dernier point soutenu vivement par l’invité, est le pouvoir du Saint-Esprit dans la vie de l’Église. Si nous regardons le livre des Actes, sur les dix-huit références à la croissance en nombre de l’Église qui s’y trouvent, seize donnent le crédit au Saint-Esprit, à Dieu ou à sa Parole… Seules deux sont directement liées à une personne.

La phrase peut-être la plus marquante de la journée, citée par Gabriel Monet, est la suivante :

« Dieu n’a pas une mission pour son église, mais une église pour sa mission : réconcilier le monde avec lui. »

Elle rejoint la conception qu’Ellen White met en évidence dès les premiers lignes de Conquérants pacifiques : « L’Église  est  le  moyen  que  Dieu  a  choisi  pour faire  connaître  le  salut  aux  hommes ».

L’après-midi, nous nous sommes interrogés sur la manière de susciter des vocations chez nos jeunes (et moins jeunes, d’ailleurs) pour le ministère pastoral. L’invité nous a proposé d’être plus « proactifs », sans avoir peur de forcer la main, puisque c’est Dieu qui appelle.

Autre point important est que, étant donné le processus de maturation de la foi chez l’être humain, le meilleur moment pour inspirer les jeunes se situe entre l’âge de 12 et 16 ans, moment où la foi devient personnelle. Les jeunes ne vivent plus la foi de papa et maman (0-5 ans), ni la foi miroir (6-11 ans), mais leur propre foi, et leurs premières expériences directement avec Dieu.

Toutes ces réflexions confirment le projet de la FSRT d’organiser à l’automne 2018 une journée de vocation pour les enfants de cette tranche d’âge.

Bref, journée réussie lors de cette pastorale.

Rickson Nobre, pasteur et secrétaire FSRT

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