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Mort d’un jeune missionnaire par les flèches d’une tribu isolée

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Courage et préparation !

Le missionnaire américain John Allen Chau a été abattu alors qu’il tentait d’approcher un des peuples les plus isolés du monde. Photo : Fiche personnelle / Facebook

Les missions chrétiennes d’évangélisation étaient depuis longtemps moins présentes dans les médias. Malheureusement, le récent reportage diffusé dans les grands médias du monde entier sur la mort du jeune missionnaire John Allen Chau, 27 ans, alors qu’il était en contact avec une tribu isolée de l’île North Sentinel, en Inde, nous montre l’importance du courage et de la préparation pour les missions dans des endroits difficiles.

Dans un contexte social marqué par l’individualisation de la spiritualité et la vision négative du prosélytisme, les missionnaires sont vus d’un mauvais œil. Certains évoquent même des idées historiques fausses telles que le colonialisme, la transmission de maladies à des groupes sans immunité et une certaine arrogance combinée à l’ignorance culturelle. Certains disent que John Chau était un méchant criminel faisant passer ses intérêts avant ceux du peuple Sentinel.

La semaine dernière, Ed Stetzer, l’une des principales voix de la missiologie actuelle, a souligné dans un article du Washington Post le courage de Chau. Il a été comparé à Jim Elliot, un martyr moderne qui, en 1956, a été tué dans une approche missionnaire chez les Huaorani en Équateur. Elliot disait souvent « Ce n’est pas un idiot qui donne ce qu’il ne peut pas garder pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre ». De même, dans la dernière lettre du journal intime envoyée à ses parents, Chau écrit : « Vous pouvez penser que je suis fou en voyant ce qui se passe… Mais je pense qu’il vaut la peine d’annoncer Jésus à ces gens… Seigneur, je ne veux pas mourir ! Qui prendra ma place si cela se produit ? »

Bien que Chau ait suivi une formation linguistique et médicale, qu’il ait reçu les vaccins nécessaires, qu’il ait été chargé de faciliter l’approche et qu’il ait planifié la mission pendant des années, certaines autorités indiennes, plus au fait des Sentinels, ont estimé ne pas connaître les aspects fondamentaux des coutumes locales. Les représentants du peuple n’avaient pas la même conclusion car ils connaissent littéralement le “pouls du peuple”, ses activités, ses symboles, son histoire, etc. « Ce n’est pas seulement le risque de maladie. Vous devez réfléchir à la façon de vous comporter, à ce que vous devez dire et à ce que vous devez partager avec eux. Pour eux, celui qui vient, provient du monde extérieur, d’un monde nouveau. » a déclaré sur internet, le représentant de l’agence gouvernementale indienne.

Tous les détails de l’expérience de Chau ne sont pas connus et le cas est encore complexe pour les missiologues. Cependant, le débat s’articule autour de deux éléments : le courage et la préparation. Courage parce que le devoir chrétien inclut les groupes ethniques les plus négligés dans le monde, de près et de loin des extrémités de la terre. Préparation parce que le témoignage fait partie de l’intendance confiée à l’être humain et qu’il mérite ce qu’il y a de mieux.

L’identité historique du peuple de Dieu est celle d’un mouvement missionnaire. Au cours des siècles, les missionnaires ont fait de grandes contributions, étant responsables de la construction d’écoles et d’hôpitaux, de l’étude et de la systématisation des langues, du partage des connaissances sur la santé. Selon le Center for the Study of Global Christianity, 440 000 missionnaires chrétiens travaillent dans d’autres pays. … . Nombreux sont les chrétiens qui “crient” en paroles et en actes aux gens appartenant aux 7000 groupes ethniques non atteints par l’évangile. Comme Chau l’a dit aux habitants de cette île, il déclare aussi qu’ils aiment ces gens non-atteints comme Jésus les aime.

Au milieu du 21ème siècle, avec l’accès aux études missiologiques et à l’histoire des missions chrétiennes, ainsi qu’à de nombreuses recherches sociologiques et anthropologiques qui servent de support, il n’y a aucune excuse pour prendre des raccourcis et être négligent dans la tâche missionnaire. Le courage et la préparation ne doivent pas s’annuler : au contraire, il faut être courageux pour se préparer et être prêt à vivre ce courage.

MARCELO DIAS, docteur en Missiologie de l’Université Andrews, USA.

 

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