Raconter des histoires en tournant des films – Même les églises locales se lancent dans l’aventure !

C’est dans le bureau du pasteur, à genoux, que nous commençons notre nouveau ministère. Il ne s’agit pas d’une prière spéciale ou d’une étude biblique – mais du tournage d’un film.

Nous avons arrangé le bureau pour qu’il ressemble à un salon. Lee s’agenouille devant sa Bible, reconstituant son incroyable témoignage : il est passé d’un culte idolâtre à une relation avec Dieu.

Je m’agenouille derrière la caméra et effectue le réglage de précision. C’est avec enthousiasme que je mets mes compétences professionnelles au service de mon église – l’église adventiste de Sligo, à Takoma Park, au Maryland (États-Unis).

Le projet intitulé « Mon histoire » a commencé lorsque Joseph Khabbaz, un pasteur en charge des jeunes adultes et des jeunes de l’église de Sligo, m’a dévoilé sa vision. J’avoue que j’ai été surprise de ce qu’il comprenait être la nécessité de créer des films de qualité, et l’investissement que cela représenterait.

« Je crois fermement qu’il est important pour les membres créatifs de notre église de savoir qu’ils ont une place ici, dit Joseph. YouTube foisonne d’une cinématographie réalisée avec art. Pourquoi l’église ne pourrait-elle pas créer des histoires d’une signification éternelle avec un même niveau d’excellence ?

Lee Escobar m’a dit qu’au début, l’idée d’être filmé lui donnait le trac. Il ne se sentait pas à la hauteur, ou se disait que les spectateurs ne croiraient pas son histoire.

« Mais ça avait l’air tellement authentique, tellement réel ! » s’est-il exclamé après la projection du film lors d’un service de culte. « Les spectateurs ont compris que Dieu n’abandonne pas ceux qui le cherchent. Ça a été une vraie bénédiction pour eux. »

« Il existe de nombreuses histoires devant être racontées par ceux qui ne se considèrent pas comme d’habiles conteurs », explique Richard Castillo, pasteur de l’église de Sligo affecté aux médias et à l’évangélisation. « La production, la musique, et le montage sont d’une qualité telle que les auditeurs ne décrochent pas, même après que leur capacité d’attention soit largement dépassée. »

« Nous vivons dans un monde où les médias sociaux nous permettent d’étaler notre moi « édité » parfait, reprend Joseph Khabbaz. Mais les jeunes adultes voient au-delà de la façade et recherchent l’authenticité. Les vidéos que nous créons racontent les histoires de jeunes adultes désireux de se rendre vulnérables pour montrer la puissance de Dieu à l’œuvre dans leur vie. »

Les films du ministère « Mon histoire » sont affichés en ligne. Mais j’ai vu aussi leur impact sur mon église locale tandis que les jeunes adultes créent une relation avec ceux qui sont présentés dans les vidéos et partagent avec eux un cheminement avec Dieu.

« Que l’on soit dans le secteur public ou dans l’Église, la nécessité de véhiculer un message convaincant ne change pas, explique Richard Castillo. Nous vendons l’idée qu’une vie vécue avec Christ vaut mieux qu’une vie vécue sans lui. C’est la qualité qui compte. »

Il ajoute qu’on peut commencer avec une utilisation simple de la caméra, un bon éclairage, et des questions d’entrevue saillantes. Notre projet n’a commencé qu’avec peu d’équipement. Mais après avoir projeté nos vidéos à une fédération locale, nous avons reçu du financement permettant à notre ministère de se développer.

Kristina Penny est productrice de vidéo pour Adventist Review Ministries.

UN MINISTÈRE CRÉATIF : Kristina Penny, directrice du ministère des médias des jeunes adultes à son église locale, interviewe Marcus Robinson sur sa découverte du pardon en Christ et d’un sentiment d’appartenance à l’église.


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