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Créationnisme : six raisons de croire dans une création récente !

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Plaidoyer pour une création récente !

“Le paradoxe est le suivant : un peu plus de la moitié des scientifiques croient en une puissance supérieure, mais on ne leur permet pas de considérer leur croyance dans leur interprétation de la nature…”

Tandis que la communauté scientifique rejette le récit biblique des commencements, on dispose d’une importante base de données scientifiques difficiles à expliquer – à moins de croire en la création récente décrite dans la Bible.

La plupart des scientifiques rejettent catégoriquement l’idée que Dieu ait créé notre monde il y a quelques milliers d’années. Richard Lewontin, un célèbre biologiste de Harvard, décrit clairement la ferme éthique laïque de la science dans cette déclaration : « Nous ne pouvons en aucun cas permettre à un pied divin de franchir la porte1. » Par ailleurs, un sondage du Pew Research auprès des membres de l’Association américaine pour l’avancement de la science a révélé qu’« un peu plus de la moitié des scientifiques (51 pour cent) croient en quelque forme de déité ou de puissance supérieure ; spécifiquement, 33 pour cent des scientifiques croient en Dieu, tandis que 18 pour cent croient en un esprit universel ou en une puissance supérieure ».2

Le paradoxe est le suivant : un peu plus de la moitié des scientifiques croient en une puissance supérieure, mais on ne leur permet pas de considérer leur croyance dans leur interprétation de la nature… Tandis qu’il y a deux siècles on incluait couramment Dieu dans les interprétations scientifiques, des dirigeants scientifiques insistent aujourd’hui sur une forte interprétation séculière. La plupart des pionniers de la science moderne tels que Kepler, Galilée, Newton, Boyle, Pascal, et Linné honoraient tous Dieu alors qu’ils exprimaient leurs interprétations. Dieu a établi les lois de la nature qui ont rendu la science possible. Ceci démontre qu’on peut faire de la très bonne science tout en incluant Dieu dans l’équation. En outre, la plupart de ces scientifiques croyaient au récit biblique de la création et au Déluge universel dont parle la Genèse. Maintenant, ces opinions sont considérées comme un mythe non seulement par de nombreux scientifiques, mais aussi par la plupart des principales confessions chrétiennes. Les scientifiques peuvent spéculer sur une multitude de choses telles que des milliards d’univers non authentifiés, ou la façon dont les chenilles arrivent à se transformer en papillons par des mutations aléatoires. Cependant, on leur interdit de spéculer sur Dieu ! De nos jours, un préjugé antireligieux domine dans le monde scientifique.

Les scientifiques doivent-ils exclure Dieu de leur interprétation de la nature ? Et si Dieu existait ? Pourquoi devrait-il être exclu si on cherche la vraie vérité (la réalité) sur la nature ? Quand des opinions spécifiques ne sont pas permises, la liberté universitaire est compromise. Cependant, les opinions qui prévalent actuellement dans le monde occidental suivent les interprétations restrictives de la science, à savoir que les formes de vie ont évolué graduellement pendant des milliards d’années, et que la croûte terrestre résulte de changements longs, graduels, géologiques. Pourquoi insiste-t-on sur l’idée de longues périodes de temps ? En partie parce que le concept de l’évolution a besoin de tout le temps qu’il peut rassembler dans sa tentative d’accommoder une pléthore d’événements fortuits virtuellement impossibles.

D’un autre côté, la Bible indique qu’il y a quelques milliers d’années, Dieu a préparé la terre et créé les différentes formes de vie dans un événement de création en six jours. L’univers et la matière terrestre peuvent être très anciens, mais la création de la vie, elle, est récente3. Après cette création, la méchanceté de l’humanité a atteint des proportions telles que Dieu a envoyé un déluge universel pour endiguer le mal. Ce déluge joue un rôle crucial dans l’argumentation entre la science et la Bible. Dans un contexte biblique, le Déluge constitue l’événement responsable d’une grande partie des couches sédimentaires géologiques et des nombreux fossiles qu’elles contiennent. Ceci s’oppose à l’interprétation scientifique qui prévaut, à savoir que les couches sédimentaires auraient été déposées lentement, et que les fossiles représentent l’évolution graduelle des formes de vie sur des milliards d’années.

En ne permettant dans ses articles et ses manuels que des interprétations mécanistes (matérialistes, naturalistes), la science, par sa vision restrictive, témoigne d’un préjugé considérable. Tout appel à l’autorité de la science doit conserver ce préjugé en perspective. Par son encouragement à étudier la nature, la Bible manifeste une approche intellectuelle plus ouverte (Rm 1.20 ; Ps 19.2). La science, elle, n’encourage pas l’étude de la Bible – le livre le plus important qui soit. Si elle connaît un grand succès dans certains domaines, dans d’autres – tels que les questions profondes sur les origines – ses compétences demeurent contestées alors qu’elle restreint son horizon à un menu mécaniste.

“Les preuves significatives et irréfutables de l’activité humaine, telles que l’écriture et d’importantes réalisations architecturales comme les pyramides et les aqueducs, ne sont tous âgées que de quelques milliers d’années, comme on pourrait le prévoir d’après le modèle biblique des origines.”

En étudiant le livre de la nature, on peut trouver des données scientifiques significatives – à l’inverse des interprétations – qui appuient le modèle biblique d’une création récente et le Déluge universel consigné dans la Genèse. L’évolution se heurte à de sérieux défis4. Par exemple, combien de millions de molécules biologiques fragiles se sont-elles réunies au même moment et au même endroit sur une terre vide pour former la première cellule vivante ? Ou pourquoi n’existe-t-il virtuellement aucun intermédiaire fossile entre les groupes majeurs d’organismes ? Les données en faveur d’une création récente sont particulièrement intéressantes pour le récit biblique des commencements. Le temps est une question clé, que les couches sédimentaires fossilisées aient été ou non déposées rapidement par le Déluge. Voici quelques exemples de ce genre de données5.

    1. L’érosion de nos continents se produit trop rapidement pour permettre un tableau chronologique évolutionniste. Érodés principalement par la pluie et les rivières, nos continents auraient dû être lavés dans les océans plus de 100 fois pendant les millions d’années de leur âge géologique hypothétique. Mais ils sont toujours là ! Pour l’expliquer, les géologues proposent que les continents et les chaînes de montagnes se renouvellent par le bas. Cet argument est nul, puisqu’une bonne partie de la colonne géologique, de très ancienne à récente, demeure toujours sur les continents, et que la terre n’est pas même passée à travers un seul cycle d’érosion de ses continents6 !
    2. Les molécules de protéines ne survivent pas pendant de longues périodes de temps. Les scientifiques suggèrent que des milliers d’années à un million d’années sont un maximum de temps pour la plupart des protéines. Récemment, toutefois, un tissu mou composé de protéines et possiblement de globules rouges a été découvert dans des fossiles très âgés, incluant des os de dinosaures qu’on estime être âgés de 80 millions d’années7. Dans la littérature scientifique, cette découverte a généré une discussion considérable pour tenter de l’expliquer. Les données cadrent mieux avec le récit biblique d’une création récente.
    3. Le taux de dégradation à faible vitesse de certains éléments radioactifs est souvent utilisé comme preuve des périodes géologiques de millions à des milliards d’années. Cependant, le carbone 14, lequel se dégrade assez rapide- ment, ne devrait pas du tout exister dans les échantillons âgés de plus d’un million d’années. Pourtant, des tests sur environ une centaine d’échantillons de fossiles marins, de charbon, de graphite, et de diamants, que l’on présume être tous âgés de centaines de millions d’années, ont révélé que chacun contient encore du carbone 14. Ceci indique que les échantillons ont moins de 80 000 ans, la plus haute limite de l’analyse de sensibilité du carbone 148. Certains tentent de résoudre cet écart en suggérant que ces échantillons hypothétiquement anciens ont été contaminés plus tard par du carbone 14, mais les expériences contredisent cette explication9.
    4. Selon les interprétations évolutionnistes, le genre Homo a existé pendant plus de deux millions d’années, et l’humanité (Homo sapiens), entre 200 000 et 600 000 ans. Cependant, les preuves significatives et irréfutables de l’activité humaine, telles que l’écriture et d’importantes réalisations architecturales comme les pyramides et les aqueducs, ne sont tous âgées que de quelques milliers d’années, comme on pourrait le prévoir d’après le modèle biblique des origines. Il semble absurde que l’humanité aurait pu être présente pendant des centaines de milliers d’années sans laisser de monuments de son activité avant les derniers deux pour cent de cette période ! Peut-être que l’humanité n’est pas là depuis aussi longtemps.
    5. Les formations géologiques, d’une ampleur incroyable, des sédiments de la croûte terrestre (par exemple des groupes de couches similaires) sont ce à quoi l’on pourrait s’attendre de l’activité d’un déluge universel. Nombre de ces formations exceptionnelles, telles que celles dans le Grand Canyon, s’étendent sur plusieurs États. Ceci contraste avec la déposition lente, irrégulière, localiséepar les ruisseaux, les rivières, ou les lacs que nous voyons se produire actuellement sur la surface des continents de la terre, et ce à quoi on pour- rait s’attendre pendant les hypothétiques millions d’années de déposition lente. Ces formations sont relativement minces (étant donné leur vaste étendue), suggérant une activité catastrophique inhabituelle d’une grande ampleur, laquelle serait conforme à un déluge universel. Par exemple, le grès du Dakota n’est en moyenne que de 30 mètres d’épaisseur, mais il s’étend sur 900 000 kilomètres carrés dans neuf États de l’ouest des États-Unis. Proportionnellement, si la surface de ce grès du Dakota était représentée par la surface d’une feuille de papier ordinaire, son épaisseur serait moins d’un dixième de celle du papier10.
Notez les larges couches en contraste avec les effets irréguliers de l’érosion du canyon lui-même. Les flèches pointent trois discontinuités (paraconformités) où des parties majeures de la colonne géologique manquent. Les chiffres se réfèrent aux millions d’années (Ma) hypothétiquement manquantes, cependant, les contacts sont presque plats. Par exemple, les périodes ordovicienne et silurienne de la colonne géologique, et davantage, manquent à la pointe de la flèche la plus basse, et pendant ces 100 millions d’années hypothétiques – basées sur des taux moyens d’érosion pour les continents du monde – on pourrait s’attendre à 3,2 kilomètres d’érosion. Cependant, le grand Canyon n’a que 1,1 kilomètre de profondeur !

6. Cette épaisseur relative et ces formations géologiques presque continues ont besoin de régions plates étendues sur lesquelles se déposer. Voilà ce à quoi on pourrait s’attendre d’un déluge universel – une couche étant rapidement recouverte d’une autre couche. Tandis que l’on peut voir occasionnellement des preuves d’une érosion mineure dans une couche ou entre des couches, comme prévues pour une activité diluvienne, cela n’est rien en comparaison de la surface topographique érodée actuelle de la plupart de nos continents. Le passé semble très différent. En outre, là où des parties importantes de la colonne géologique manquent entre certaines des couches parce que des sédiments n’y ont pas été déposés, on ne voit pas aux surfaces exposées l’érosion irrégulière conforme aux millions d’années hypothétiques pour ces discontinuités. (Voir la figure 1 pour des exemples dans le Grand Canyon.) Ces nettes discontinuités, appelées paraconformités, lancent un défi de taille aux millions d’années hypothétiques pour les longues périodes géologiques. Le problème, c’est qu’avec le temps, sur la surface de notre terre agitée, il y a soit un dépôt – auquel cas il n’y a aucune discontinuité, soit de l’érosion – laquelle sculpte une topographie irrégulière. Lorsque les discontinuités sont nettes, cela indique une courte période de temps, ce qui pourrait correspondre à l’activité rapide d’un déluge universel11.

Tandis que la communauté scientifique rejette le récit biblique des commencements, on dispose d’une importante base de données scientifiques difficiles à expliquer – à moins de croire à la création récente décrite dans la Bible. Ellen White a fourni une perspective perspicace en ces termes : « Ceux qui désirent douter en auront l’occasion, tandis que ceux qui veulent réellement connaître la vérité trouveront des preuves abondantes qui affermiront leur foi12. »

Ariel A. Roth titulaire d’un doctorat de l’université du Michigan, est un ancien chercheur scientifique en chef et directeur de l’Institut de recherche Geoscience, à Loma Linda, en Californie. Son courriel : arielroth@verizon.net.

NOTES ET RÉFÉRENCES

  1. R. Lewontin, « Billions and Billions of Demons », New York Review of Books44, 1997, vol. 1, p. 28-32.
  2. http://www.pewform.org/2009/11/05/scientists-and-belief/.
  3. Ariel A. Roth, « The Fourth Day », Adventist Review, 19 février 1998, p. 22-25.
  4. Voir la page Web de l’auteur : http://www.sciencesandscriptures. com ; voir aussi Ariel A. Roth, Science Discovers God, Hagerstown, Md., Autumn House Publishing, 2008.
  5. Pour des exemples supplémentaires, voir B. W. Ball, éd., In the Beginning, Boise, Idaho, Pacific Press, 2012, p. 224-229 ; L. James Gibson et Humberto M. Rasi, éds., Understanding Creation: Answers to Questions on Faith and Science, Nampa, Idaho, Pacific Press, 2011, p. 129-132.
  6. Pour des références, des calculs et une discussion, voir Ariel A. Roth. Origins: Linking Science and Scripture, Hagerstown, Md., Review and Herald, 1998, p. 263-274.
  7. Il y a de nombreuses références ; la référence classique, c’est Marie H. Schweitzer et coll., « Biomolecular Characterization and Protein Sequence of the Campanian Hadrosaur B. Canadensis », Science 324,1, mai 2009, p. 626-631.
  8. J. R. Baumgardner, « 14C Evidence for a Recent Global Flood and a Young Earth », dans Larry Vardiman, Andrew Snelling, et Eugene F. Chaffin, éds., Radioisotopes and the Age of the Earth: Creationist Research, Dallas, Texas, Institute for Creation Research, 2005, p. 587-630 ; Paul Giem, « Carbon-14 Content of Fossil Carbon », Origins 51, 2001, p. 6-30.
  9. Marie-Josée Nadeau et coll., « Carbonate14 C Background: Does It Have Multiple Personalities? », Radiocarbon 43, jan- vier 2002, 2A, 169-176, https://www.researchgate.net/publication/230729511_Carbonate_14C_Background_Does_It_Have_ Multiple_Personalities.
  10. Pour plus d’exemples, voir la section 2 de la discussion 15 sur la page Web de l’auteur : http://www.sciencesandscriptures.com.
  11. Ariel A. Roth, « ‘Flat Gaps’ dans « Sedimentary Rock Layers Challenge Long Geologic Ages », Journal of Creation 23, vol. 2, 2009, p. 76-81, https://creation.com/images/pdfs/tj/j23_2/ j23_2_76-81.pdf ; , « Those Gaps in the Sedimentary Layers », Origins 15, vol. 2, 1988, p. 75-92, http://www.grisda.org/ origins/15075.htm.
  12. Ellen G. White, Vers Jésus, p. 161.
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