J’ai mené le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur me la donnera. 2 Timothée 4:7-8

Cécile Béal est décédée dimanche 18 mars 2018, après un long combat contre la maladie. Mais elle ne voulait pas qu’on parle plus de sa maladie que d’elle. Elle est donc partie après 45 ans d’une vie bien remplie et très dynamique, parsemée de beaucoup d’exploits. Pas de ceux qu’on voit à la télé lors des Jeux Olympiques. Non, ses exploits à elle sont placés dans la galerie de la foi, tels qu’on les trouve dans Hébreux chapitre 11. Elle a tenu bon. Elle a gardé sa confiance en Dieu jusqu’au bout. Malgré la première annonce de sa maladie, le très court espoir de guérison, la reprise de la maladie avec possibilité d’une paralysie subite, le départ inattendu de son mari et pour finir la détérioration de son état de santé. Tant de choses à encaisser et pourtant, elle était là, voulant faire du bien encore et encore.

Elle est restée engagée jusqu’au bout de sa vie pour ses enfants, pour son église en tant qu’Ancienne, pour les enfants du quartier avec une école biblique dans sa maison. Bref, Cécile aimait beaucoup la vie et surtout la partager avec son prochain.

C’est le 2 février dernier que j’ai pu voir pour la dernière fois Cécile. Ce matin-là, c’est la Cécile « de toujours » qui me reçoit chez elle. Combattante certes, mais avec le sourire. Même affaiblie, elle m’a accueilli comme si rien n’était ou presque. Nous étions deux messieurs chez elle. Le physiothérapeute venu pour la séance journalière qui lui faisait tant de bien. Elle me parlait de sa joie que Dieu ait mis sur sa route un professionnel chrétien, même pour les massages. Elle arrivait encore à voir les clins d’œil de Dieu. Elle m’a laissé m’installer avec tout mon matériel dans son salon. Que j’ai été bien reçu !

Pendant que je préparais les équipements, je pensais à ce court échange avant sa séance. Je ne suis pas le premier à dire que Cécile m’a profondément impressionné par sa force et sa foi en Dieu pendant toute cette période. Elle tenait à ce que cette interview soit une bénédiction pour les autres. Je me souviens de lui avoir demandé quels étaient les sujets qu’il ne fallait pas aborder concernant son combat contre la maladie, son engagement avec Dieu, ses enfants, le départ de son mari, etc. Elle me dit d’un ton assuré : rien ! Elle souhaitait parler de tout. Cécile a confié son désir que son histoire soit une source d’inspiration pour un maximum des personnes, soit atteintes par une maladie soit par le départ soudain d’un époux.

Pendant presqu’une heure, elle a parlé des principaux événements de sa vie. Il est impressionnant de voir la manière dont elle est restée accrochée à Dieu malgré toutes les « évidences » humaines qu’elle vivait beaucoup d’injustices. Et c’est bible en main, avec les versets préparés d’avance par elle, qu’elle a énuméré les versets que Dieu lui a donné à chaque période difficile de sa vie pour l’encourager. Elle a témoigné comment Dieu a travaillé ici et là pour lui montrer qu’il était tout le temps là. Malgré tout.

Concernant l’avenir, elle a expliqué que, si elle était appelée à partir, les enfants seraient pris en charge par des personnes merveilleuses que Dieu a mises sur sa route. L’avenir de ses enfants est le seul moment où j’ai pu entrevoir dans son regard un peu de crainte, mais en même temps, une pensée confiante.

Enfin, elle a montré sa maison et les raisons qui les ont amenés, Alain et elle, à cet achat : tout le désir qu’ils avaient de partager l’évangile avec les enfants du quartier. Ce n’était pas leur maison, c’était un cadeau de Dieu pour qu’elle puisse servir le plus grand nombre en partageant le salut en Jésus. La cerise sur le gâteau était le privilège d’avoir une si belle vue depuis chez elle et de pouvoir encore marcher dans la nature de la vallée du Val-de-Ruz. Chose que les médecins ont cru impossible à un certain moment. C’était pour elle un autre cadeau de Dieu.

Je suis parti de cette rencontre enrichi, béni, encouragé. J’ai même eu l’impression inconsciente qu’elle ne partirait jamais, tellement elle était entière dans son cœur. Mais hier, elle est partie…

Je me souviens du premier message que j’ai reçu de sa part et qui m’a fait sourire en regardant dans le détail de son courriel : « Les 5 beaux » ! Effectivement, le couple Béal restera dans nos esprits un beau couple, qui mérite notre sourire et nos pensée amicales quand les souvenirs reviendront à notre esprit. Et la vie continue, même si avec des cicatrices pour leurs trois très beaux enfants : William, Robin et Lucie. Soutenez-les par vos prières et par tous les moyens que Dieu mettra devant vous, proches et amis.

Et surtout, que l’exemple de Cécile, sa confiance en Dieu au milieu des tempêtes, reste à jamais dans le cœur de ceux qui l’ont connu et au-delà. Louons Dieu pour son témoignage.

Rickson Nobre, pasteur.

  • Vous pouvez soutenir les enfants de Cécile en leur versant un don : IBAN CH65 0079 0042 3535 5323 2
    Banque cantonale bernoise
    Jean-Daniel Béal
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